BlogBang
ASSISTANCE SEXUELLE Un éducateur accuse sur son blog une association d’assistance sexuelle des pires dérives. (ARCHIVES DAVID MARCHON)
Un blog accuse une association des pires dérives. Son auteur n’est autre qu’un éducateur condamné pour… des abus sexuels sur un handicapé, justement.

C’est l’histoire d’un abuseur qui se déguise en agneau pour mieux crier au loup. Educateur spécialisé, P. de W. se présente comme un défenseur des handicapés. Et ce qu’il dénonce est grave: «pédophilie», «inceste», «viol à la demande»… La nouvelle offre romande d’assistance sexuelle pour les personnes handicapées, mise sur pied l’an dernier par l’association SEHP (SExualité et Handicaps Pluriels), porterait les pires risques. P. de W. l’écrit tous azimuts – journaux, politiciens, institutions et associations. Une vraie croisade.

Le hic? Dans cette avalanche de courrier et sur le blog qu’il a créé, P. de W. oublie juste de mentionner un détail. C’est qu’il a lui-même été condamné pour des abus sexuels sur un jeune adulte handicapé mental. Ainsi, cette campagne de dénigrement prend tous les airs d’une vengeance personnelle. Sans la nommer, elle vise l’association SEHP, active depuis 25 ans dans l’info et le conseil en matière de sexualité et handicap. Et en particulier sa présidente, Catherine Agthe Diserens, dont le témoignage a contribué à sa condamnation.

Tout a commencé en 2007. Spécialiste des questions de sexualité et de handicap (lire ci-dessous), Catherine Agthe est appelée comme témoin au procès de P. de W., 34 ans. Ce citoyen français est accusé d’avoir entretenu une relation sexuelle avec un jeune adulte sous tutelle dont il s’occupait dans une institution vaudoise. Il avait obtenu son silence en alternant cadeaux et menaces, profitant d’une maturité affective proche de celle d’un enfant de 6 à 7 ans. Des faits assez graves pour que le Tribunal correctionnel de la Côte à Nyon le condamne à deux ans de prison ferme et 20 000 fr. d’indemnités et frais de justice.

Mais P. de W. ne purge pas sa peine. Vivant à Marseille après avoir été licencié en Romandie, il ne s’est pas présenté au tribunal…. ce qui lui évite d’être arrêté sur-le-champ. Après, il ne faut pas attendre longtemps pour que ses courriers venimeux se mettent à pleuvoir en Suisse, en France et en Belgique. Se présentant tout à tour comme un spécialiste du handicap ou une sorte d’enquêteur, P. de W. a contacté à ce jour plus de 150 destinataires.

Ce printemps, P. de W. s’adresse finalement aux médias, dont «La Liberté», pour leur présenter son blog. Il y accuse carrément les promoteurs de l’assistance sexuelle d’inciter professionnels et parents «à poser des actes sexuels sur les personnes les plus dépendantes et vulnérables: enfants, adolescents et adultes incapables de discernement.» Un «système intrinsèquement pervers», écrit-il, qui aboutirait à rien moins que «la dépénalisation de l’inceste, de la pédophilie et autre abus.»

Des preuves? P. de W. n’en a pas. «Je ne connais pas de cas concret d’abus ou d’inceste», concède-t-il par e-mail, lorsque «La Liberté» lui demande d’étayer ses accusations. Pas fou, il se garde bien de venir s’expliquer en Suisse, et même de téléphoner… Le système serait conçu de façon à ce que rien ne filtre, avance-t-il. Pour illustrer ses dires, il se contente de citations compilées par ses soins.

«Ces allégations sont infondées et calomnieuses», répond Catherine Agthe. «P. de W. a déformé et manipulé nos écrits pour jeter le doute sur notre travail.» Un exemple: sur le blog, les films pédagogiques servant de support aux cours d’éducation sexuelle deviennent des films «pornographiques»… qu’il n’est pas question de montrer à des enfants. «C’est le monde à l’envers», souligne Catherine Agthe. «Voilà l’abuseur qui accuse d’abuser ceux qui l’ont démasqué…» Elle a déposé plainte pour diffamation, avec sa collègue Françoise Vatré, elle aussi mise en cause.

Qui se laisse convaincre par une telle campagne de dénigrement? Pas les institutions d’aide aux personnes handicapées, visiblement. «Nous avons pleine confiance dans l’association SEHP et son travail d’assistance sexuelle», assure Benoît Rey, responsable romand et tessinois de Pro Infirmis. Vice-président d’Insos, l’association faîtière des institutions accueillant des personnes handicapées, Philippe Cottet abonde. «Je n’accorde aucun crédit à ces courriers, qui ne remettent en rien en question le travail réalisé par SEHP.»

D’autres se sont montrés moins circonspects. Sur le blog de P. de W., on trouve des paroles de soutien de l’association Marche blanche, mais aussi de médecins, particuliers ou politiciens. A l’instar du conseiller national UDC Oskar Freysinger, qui y promet d’examiner l’opportunité de saisir le parlement. Ou de Murat Alder, vice-président du Parti radical genevois. Interrogés par «La Liberté», ils se disent effarés d’être associés à la croisade d’un abuseur. Egalement sollicités par P. de W., les deux politiciens ont visiblement eux aussi répondu un peu vite. Sans imaginer que leurs mots finiraient sur internet… ni se renseigner plus loin. «Ce Monsieur m’a harcelé de courriers, puis il a posté des extraits de mes réponses sans mon autorisation», fulmine Murat Alder – qui vient tout juste de parvenir à faire retirer son nom du site. «Je ne connais ni ne soutiens ce Monsieur», jure pour sa part Oskar Freysinger. «Je lui ai répondu comme je réponds à des dizaines de mails chaque jour, par politesse. Là, je me retrouve dans un truc qui me dépasse!» Satané empressement des politiques à vouloir être proches du public… /AMO- La Liberté

ANNICK MONOD

«Une relation consentie»

Educatrice spécialisée de formation, Catherine Agthe Diserens s’est spécialisée de longue date en sexologie. Indépendante, elle enseigne dans les Hautes Ecoles de travail social de Genève, Lausanne et Fribourg, et forme les professionnels d’institutions romandes, françaises et belges. En tant que présidente de l’association SExualité et Handicaps Pluriels, elle a conceptualisé la formation romande en assistance sexuelle – un travail qu’elle ne pratique pas elle-même.

Sur son blog, P. de W. suggère des pratiques inquiétantes: des parents qui initieraient leurs enfants à la masturbation par l’acte, des ados handicapés à qui l’on montrerait des films pornos… «C’est abject!» rétorque Catherine Agthe. «Il n’a jamais été question de touchers de nature sexuelle sur un mineur ou une personne privée de discernement.» Et, même passé cet âge, «ni les parents, ni les éducateurs n’ont à échanger des contacts sexuels avec des personnes handicapées. C’est le rôle d’assistants sexuels sélectionnés, formés et supervisés.» En fait, P. de W. joue sur l’amalgame entre deux activités bien distinctes. D’un côté l’éducation sexuelle, qui vise à donner des informations sur le corps et son fonctionnement, les émotions, les parties génitales, etc. Elle est enseignée aux enfants et ados handicapés comme à tous les autres, avec des moyens adaptés à leur situation. De l’autre côté, l’assistance sexuelle. Payante, cette prestation de caresses et autres rencontres érotiques par des assistants sexuels formés est strictement réservée aux personnes handicapées majeures qui en font la demande. Des demandes examinées avec soin, «en tenant compte à chaque fois non seulement de l’âge du corps, mais aussi du niveau de développement mental et de la nature du handicap», précise Catherine Agthe. Et avec dix assistants sexuels à temps partiel pour toute la Romandie, cette offre reste «une réponse exceptionnelle à des situations exceptionnelles». /amo


none
jds_marineland_500.jpg

Un final en apothéose, vendredi soir à Marineland, pour les 16èmes Jeux de Sophia. Comme l’année dernière, ces jeux sophipolitains passaient le relais aux 6èmes Jeux Nationaux Special Olympics. La soirée a ainsi réuni dans une chaîne du coeur, le monde des entreprises et celui du handicap mental. Organisés par le Club des Dirigeants de Sophia Antipolis, les Jeux de Sophia ont réuni cette année encore plus de 3.000 actifs de la technopole pour quatre semaines de fête sportive et conviviale ! Quoi de plus naturel et solidaire que ces participants aient pu accueillir sous un tonnerre d’applaudissements, les quelque 1.000 athlètes Special Olympics venus de la France entière, participer à leurs Jeux Nationaux!

Fondé aux Etats-Unis en 1968, par Eunice Kennedy Shriver, soeur de JFK, Special olympics est aujourd’hui le plus vaste mouvement sportif mondial dédié aux personnes déficientes intellectuelles, reconnu par le CIO. Organisés chaque année dans l’esprit « Participer est déjà une victoire », les Jeux Nationaux sont un programme sportif adapté qui aide la personne ayant un handicap mental à améliorer sa condition physique et ses capacités motrices. Les sportifs « se mesurent » durant plusieurs jours autour de sept disciplines officielles et deux disciplines en initiation. Ces jeux Special Olympics se sont tenus du 1er au 4 juillet, pour la 2ème année consécutive, à Valbonne Sophia Antipolis.

Avec les participants des Jeux de Sophia, ces athlètes ont pu ainsi vivre une cérémonie d’ouverture féérique, accompagnés de leur parrain Stéphane Diagana, qui renouvelait son engagement à leurs côtés. Il a porté la flamme, accompagné de Caroline Verdenal, athlète Special Olympics qui a prêté serment au nom de tous les athlètes. Voir la photo ci-dessous.

+d’infos

Voir les résultats des jeux de Sophia sur le site : http://www.jeuxdesophia.com/

jds10_specialolympic_500.jpgSource:

Jean-Pierre Largillet

http://www.webtimemedias.com/entreprise06/wtm_article56157.fr.htm

none

pour un tourisme adapté aux personnes en situation de handicap

handi-vacances.com

Vous êtes concerné(e) directement ou indirectement par une situation de handicap ? Vous avez envie d’évasion ? Vous souhaitez organiser sereinement vos prochains voyages ? Alors, exprimez-nous vos attentes en matière d’accessibilité touristique, en répondant au questionnaire en ligne.
Le projet de création du site handi-vacances.com est né du constat de l’impossibilité, pour toute personne en situation de handicap, d’envisager un déplacement, quelle qu’en soit la distance, sans avoir au préalable anticipé tous les obstacles pouvant se présenter à elle.

Trois petites marches pour accéder au musée, une porte trop étroite à l’entrée du restaurant sur le bord de mer, l’absence d’ascenseur dans le cinéma du quartier, etc… quelques petits détails qui peuvent transformer les vacances d’une personne en situation de handicap en un véritable parcours du combattant.

C’est pourquoi les créateurs du site internet handi-vacances.com souhaitent proposer un recensement exhaustif des lieux touristiques accessibles mais également mettre à disposition des personnes en situation de handicap les outils indispensables à des vacances réussies !

Comme point de départ de cet ambitieux mais fantastique projet, un questionnaire a été mis en ligne sur cette page, afin de recueillir les attentes du public concerné par la problématique du handicap et de lui proposer, à terme, des réponses sur mesure.

Seulement 5 minutes et quelques clics sont nécessaires pour remplir ce questionnaire.

Alors, n’attendez pas : exprimez-vous !

none

Publicite

BlogBang

Articles recents

Mots Cles

acteur actualite article association auteur blog CAT communication DIF droit emploi fauteuil formation France Google handi Handicap handicap mental info insertion internet marche media mode NEWS PARIS personnes handicapées politique projet rap Recherche regard rencontre respect sante Sim situation de handicap social soins sport TED texte theme travail wordpress

www.jurihand.fr

savoir comment :
* laisser à l'époux survivant les moyens de vivre comme avant, malgré cette charge et les besoins qu'elle impose ;
* donner à cet enfant différent, comment prévoir sa part légale dans l'héritage, sans léser la fratrie, ou/et sans voir disparaître le fruit des économies des parents par les récupérations de l'Aide Sociale ; et à l'inverse connaître ce qui existe, pour le retour ;
* et quand penser aux protections légales que sont tutelle, curatelle ou autres mesures.
jurihand.fr

25 rue des Montagnards 63130 Royat
Tel work : 04 73 35 83 20 / 06 63 92 83 20

Viadeo

Mybloglog visiteurs