mal-traitance

on trouve aujourd’hui dans la bande de Gaza le plus grand nombre de personnes handicapées dans le monde

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Une femme palestinienne marche à travers les bâtiments détruits pendant les 22 jours d’offensive israélienne contre Gaza, lancée le 27 Décembre 2008. Le jour anniversaire de la tuerie tragique commise par les Israéliens contre les Palestiniens, le monde se souvient que pas moins de 30 000 maisons palestiniennes ont été détruites lors de l’attaque israélienne, et que plus de 1400 personnes ont été assassinées – Photo : AFP

Mahmoud Hussein tente de retenir ses larmes tandis il contemple son frère Ahmed, âgé de 30 ans, qui souffre d’un cancer du côlon. La famille attend avec impatience que la frontière de Gaza soit ouverte pour qu’Ahmed puisse aller à l’extérieur se faire soigner, car du fait du blocus imposé par Israël, les installations médicales de Gaza ne permettent pas de traiter son cas. Ahmed, qui vit dans Gabalya, au nord de Gaza, n’est pas le seul Palestinien à développer un cancer à un âge relativement jeune.

Selon des sources médicales palestiniennes, on constate une hausse importante du nombre de patients atteints de tumeurs cancéreuses et habitant dans des zones que l’armée israélienne a prises pour cible lors de sa guerre contre Gaza. A la veille du premier anniversaire de la guerre, les Palestiniens sont choqués de découvrir encore ses effets néfastes. Une femme palestinienne dont la maison dans le quartier d’Al-Shaaf, à l’est de la ville de Gaza a été la cible de missiles au phosphore blanc, a donné naissance à un bébé avec un cœur déformé. Des médecins ont mentionné le cas d’une autre femme enceinte dans le nord de Gaza, dont la maison a été attaquée avec le même agent chimique et qui a donné naissance à un bébé atteint de la même déformation.

Sous le blocus, les chances de survie du nourrisson sont très faibles, les services médicaux dans la bande de Gaza ne’étant pas équipés pour traiter de tels cas. La maman a déclaré aux médecins que pendant la guerre, elle avait respiré de la fumée de phosphore blanc en grandes quantités à cause des attaques répétées sur la zone où elle habite. Le phosphore blanc est un agent chimique qui est incendiaire et hautement inflammable lorsqu’il est mélangé avec l’oxygène. Il brûle les tissus et les os à travers la peau, et les cadavres des victimes au phosphore blanc sont généralement extrêmement carbonisés.

Dans un rapport marquant le premier anniversaire de la guerre, le Centre Dameer pour les Droits de l’Homme a signalé « un niveau élevé de naissances de bébés mal-formés et de fausses couches ». Le Centre a aussi signalé que l’utilisation de munitions radioactives et toxiques par l’armée israélienne dans Gaza a entraîné une détérioration notable de la santé des Palestiniens. Le rapport était fondé sur une enquête ayant révélé que la santé et les conditions environnementales dans la bande de Gaza se détériorent de jour en jour à la suite de l’agression israélienne et de la fermeture des frontières par les forces d’occupation pour la troisième année consécutive.

Dans le même temps, des chercheurs italiens ont révélé que le sol de Gaza contient maintenant des particules cancérigènes et des toxines en raison de l’utilisation par Israël, au cours de la dernière guerre contre Gaza, d’armes interdites au niveau international. Dans une conférence de presse tenue dans la ville de Gaza, ces experts ont souligné que ces toxines et ces agents cancérigènes représentaient un risque élevé pour les enfants à venir, et a demandé au Ministère palestinien de la Santé de soumettre à un test tous les Palestiniens vivant dans les zones bombardées. Ces Italiens qui ont effectué le travail de terrain dans ces même zones, ont en outre averti que de nombreux résidents de Gaza souffraient de maladies gastro-intestinales et respiratoires chroniques.

Selon ces experts, les tests qui ont été réalisés dans la bande de Gaza ont montré que 12 types de toxines et produits radioactifs ont été libérés [dans l’air et dans les sols] par la large utilisation par Israël d’armes internationalement interdites. Ces armes ont entraîné l’amputation de nombreux blessés.

Encore plus de faits troublants ont été divulgués. Le Centre Adala pour les Droits de l’Homme a révélé de son côté que l’on trouve aujourd’hui dans la bande de Gaza le plus grand nombre de personnes handicapées dans le monde. Environ 4% des Palestiniens dans la bande de Gaza, soit 70 000 personnes, ont une certaine forme de handicap. Leur souffrance est encore compliquée par le refus par Israël d’autoriser le transfert des médicaments et des équipements de rééducation nécessaires. Dans le même temps Israël empêche tous ces handicapés d’aller à l’étranger chercher une assistance médicale.

Alors que les Palestiniens marquent le premier anniversaire de la guerre, les Israéliens finissent par révéler les vraies raisons à l’origine du traitement sauvage des Palestiniens par leur armée durant le conflit.

Un édit publié par le rabbin Avi Ronzki, général de brigade, aux troupes israéliennes à l’occasion de ce premier anniversaire, exige qu’il n’y ait aucune pitié ni aucune compassion envers les Palestiniens. L’édit mentionné dans les médias israéliens, déclare que « le but de la guerre récente sur Gaza visait à détruire et anéantir l’ennemi, à ne pas faire de prisonniers. » Il poursuit en disant que « environ 80 avions ont attaqué différentes cibles dans Gaza, puis les chars ont commencé leur assaut. Nous avons combattu les gentils avec tout notre volonté et toute notre force. »

Oren Yiftahel, professeur de sciences politiques à l’Université Ben Gourion du Néguev, a décrit les atrocités israéliennes pendant la guerre. « On s’attendait à ce comportement d’Israël et à un prolongement de la politique sioniste qui veut l’anéantissement du peuple palestinien, en effaçant son histoire et son existence. [Le sionisme] nie les droits légitimes du peuple palestinien, qui sont fondamentalement les leurs et ne dépendent pas d’un bon-vouloir israélien ».

Yiftahel a soutenu dans un article publié par le quotidien israélien Haaretz que « l’invasion israélienne de Gaza n’était pas une opération purement militaire pour mettre fin aux attaques de missiles, ou une tentative de rétablir la capacité de dissuasion d’Israël ou même une tentative pour imposer un ordre sur un autre et renverser le gouvernement élu du Hamas. La guerre est la continuation d’une stratégie de longue date de refuser, d’effacer et d’éliminer toute référence historique aux Palestiniens et à leur existence. »

Yiftahel a en outre accusé les Israéliens dans leur ensemble d’avoir participé pleinement à ce complot contre les Palestiniens, notant que les politiciens israéliens, les artistes, les médias, les chercheurs des universités ainsi que les intellectuels avaient appuyé cette guerre avec enthousiasme. Yiftahel affirme de même que la guerre d’Israël contre Gaza, et précisément contre le Hamas, était une réaction à l’arrivée du Hamas au pouvoir qui aurait rendu obsolète une solution à deux États. « Cette situation est idéale pour Israël, parce que cela signifie qu’il peut poursuivre son projet de colonisation sur une période indéterminée », a-t-il déclaré.

Toujours selon Yiftahel, la nomination, comme Premier ministre du gouvernement du Hamas, d’Ismaïl Haniyeh qui est né dans une famille de réfugiés donne aux Palestiniens une autre raison de ne pas céder sur le droit au retour des réfugiés palestiniens qu’Israël considère comme une question qui menace ses fondements. « Au lieu d’affronter la réalité avec toutes ses complications, Israël a recours au terrorisme d’Etat », écrit Yiftahel. « Plus de balles, plus d’explosifs, tuer des enfants et incendier les villes ne permettra pas de faire taire l’Histoire. Le temps perdu au profit des tambours de guerre sera regagné après qu’ils auront été chassés. »

L’historien israélien Tom Segev estime que « l’un des principaux objectifs de la guerre contre la bande de Gaza était d’exercer un principe ancré dans le sionisme, à savoir la nécessité de frapper les Palestiniens pour leur enseigner une leçon. C’est l’une des principales bases du projet sioniste depuis sa création. » Segev explique aussi que l’idée derrière tout cela est que « nous, les Juifs, représentons la modernité et la civilisation, la logique et l’éthique, les Arabes étant des sauvages primitifs animés de tendances irrationnelles violentes qui sont ignorants et doivent être disciplinés et éduqués sur la bonne manière de penser par l’utilisation de la carotte et du bâton ».

Segev poursuit en disant qu’Israël croyait que la guerre allait chasser le Hamas du pouvoir, « ce qui est une autre croyance sioniste, à savoir la nécessité d’imposer aux Palestiniens une direction modérée qui va céder sur ses aspirations nationales. » Segev décrit les raisons d’Israël et ses buts de guerre contre la bande de Gaza comme « basés sur des croyances fausses et qui ont échoué, mais qu’Israël continue à ressasser d’une guerre à l’autre. »

En fait, l’analyste politique et militaire israélien Ofer Shelah a été le premier à souligner que l’assaut contre Gaza a marqué la naissance d’une « nouvelle doctrine de défense d’Israël, à savoir qu’Israël « doit agir comme un Etat voyou face à des ennemis qui adoptent un stratégie d’infiltrations et de tirs à distance. » En d’autres termes, « de répondre à des tirs avec une vaste et sauvage opération militaire, quel que soit le nombre de victimes. »

Ces arguments expliquent les effets choquants de la guerre contre Gaza. Au cours de cette offensive, Israël a agi sur le principe très clair de régler ses questions sécuritaires par la confrontation avec le peuple palestinien, indépendamment des pertes dans les rangs des civils.

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24 décembre 2009 – Al-Ahram Weekly Online – Vous pouvez consulter cet article à :
http://weekly.ahram.org.eg/2009/978…
Traduction : Naguib

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Be the first to comment - What do you think?  Posted by christesre - 6 janvier 2010 at 5 h 41 min

Categories: HANDICAP, Maladie INVALIDANTE, NEWS, cancer, mal-traitance   Tags: , ,

Seine-Saint-Denis / Femmes battues: un portable d’urgence pour alerter.

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Vingt femmes considérées comme « en très grand danger », dont les dossiers ont déjà été signalés aux services de police, doivent être équipées de ces téléphones portables ressemblant à un appareil ordinaire, mais disposant d’une touche d’alerte spéciale.

La personne en danger aura « simplement à indiquer où elle se trouve et quel est l’objet de sa menace », a expliqué Patrick Poirret, procureur de la République adjoint du Tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis). L’appel sera ensuite répercuté sur « la salle de commandement de la police du 93 qui déclenchera l’intervention de la patrouille la plus proche de son domicile », a-t-il ajouté.

Le système est « assez simple mais il a été travaillé en profondeur. Ce n’est pas juste un téléphone mais un téléphone dans un dispositif », note Ernestine Ronai, de l’Observatoire des violences envers les femmes au Conseil général de Seine-Saint-Denis, à l’initiative du projet.

« C’est le parquet qui remet l’appareil. Du coup, il y a toute une fiche qui est établie, la police est au courant de la situation de la dame ». Les enquêteurs connaissent « l’auteur présumé (des violences), donc il y a un certain nombre d’éléments » permettant d’accélérer l’intervention de la police, a-t-elle par ailleurs précisé sur France Info. « Nous avons fait une étude sur 24 cas de femmes assassinées dans notre département. Dans un certain nombre de cas, si on avait été plus rapides, on aurait pu les sauver », a ajouté Mme Ronai.

« Cent-cinquante femmes meurent chaque année et des milliers de personnes sont victimes », avait rappelé Michèle Alliot-Marie en annonçant fin octobre le lancement de cette expérimentation. AP

Be the first to comment - What do you think?  Posted by christesre - 23 novembre 2009 at 19 h 54 min

Categories: NEWS, mal-traitance, temoignages   Tags: , , ,

Droit:La vulnérabilité qui caractérise l’enfant requiert une vigilance permanente

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Nos sociétés modernes semblent cultiver les paradoxes. La défense de l’enfant, assise juridiquement, médiatiquement, sociologiquement, est solidement assurée : l’intérêt supérieur de l’enfant est consacré dans la Convention internationale des droits de l’enfant depuis vingt ans ; il est difficile de trouver cause recueillant, à raison, la même unanimité dans l’opinion ; acteurs institutionnels et associatifs, en quantité et qualité, accomplissent un travail remarquable.
Par certains aspects toutefois, l’enfant a rarement été autant en danger. La vulnérabilité qui caractérise l’enfant requiert une vigilance permanente : nos sociétés évoluent rapidement, parfois radicalement, l’environnement des enfants et les « menaces » qui pèsent sur eux également.
L’exposition à la violence, la circulation et la démocratisation de drogues, l’accès libre et sans contrôle à toute information et tout individu par les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) en sont quelques exemples. Les régulateurs sociaux, au premier rang desquels fi gurent la famille ou l’école, traversent une crise profonde et peinent à remplir leur mission de protection comme d’éducation.
L’enfant, au coeur des enjeux, se trouve aussi au coeur des conflits : il en est parfois l’instrument ou l’otage, il se considère parfois le responsable, il en est toujours la première victime. La parole de l’enfant, tantôt sacralisée, tantôt ignorée, n’a pas encore trouvé une place adaptée dans les débats qui précèdent les politiques de l’enfance.
En parallèle, le respect scrupuleux des textes et conventions trouve en ces procédures sa finalité propre et fi nit par se dissocier des attentes réelles de l’enfant. Il semble exister un hiatus aujourd’hui dans nos sociétés modernes entre une frange de la population infantile, la plus fragile, pour laquelle l’accès aux droits fondamentaux n’est pas concrétisé et qui peine à se faire entendre – je pense aux enfants handicapés notamment – et une majorité pour laquelle le problème n’est plus tant l’accès aux droits que leur attractivité.
Le curseur s’est déplacé, le défi a changé de nature : la question que je me pose n’est plus comment offrir à tous la possibilité d’aller à l’école mais comment faire en sorte que tous saisissent cette opportunité et utilisent ce droit. Le débat sur l’absentéisme, sur les méthodes incitatives employées pour motiver les jeunes à aller à l’école traduit cette réalité, ô combien préoccupante, qu’est le renoncement aux droits.
De même pour la santé.
Il s’agit aujourd’hui de convaincre les adolescents que leur santé n’est pas un « bien » qui se « reconstitue » à loisir et sur lequel on peut spéculer à souhait. Offrir à tous nos enfants un avenir placé sous le signe de l’espérance, un avenir à bâtir et non à fuir, est l’affaire de toutes les sociétés, quels que soient la culture, la religion, le régime politique, le modèle économique, le niveau de vie.
Nous devons user de notre solidarité pour que la défense des enfants, qui est par essence protectrice, se construise également autour de projets… et faire en sorte que l’intérêt supérieur de l’enfant prime in fine sur toutes autres considérations.

Jean-Paul Delevoye
Novembre 2009

http://www.mediateur-republique.fr/fr-citoyen-05-272

Be the first to comment - What do you think?  Posted by christesre - 13 novembre 2009 at 5 h 50 min

Categories: mal-traitance, social   Tags: , ,

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