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http://www.lefaso.net/local/cache-vignettes/L350xH248/senegal-5-687ba.gifL’Assemblée nationale et le sénat ont voté à l’unanimité la loi d’orientation en faveur des personnes handicapées, respectivement le 26 mai et le 30 juin dernier. Cependant, des doutes persistent sur la nécessité du décret d’application.

Composé de 50 articles et de sept chapitres, le projet de loi n°9/2010 portant loi d’orientation sociale, relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées est finalement passé au niveau des deux chambres institutionnelles (Assemblée et Sénat) que compte le Sénégal. D’abord, le premier sursaut juridique est intervenu depuis le 26 mai dernier, et l’autre plus d’un mois après, soit le 30 juin de l’année en cours. Dans l’exposition des motifs, la loi donne aux personnes handicapées, comme l’indique le rapport de la Commission de la santé, de la population, des affaires sociales et de la solidarité nationale du Sénat, « le droit à la santé, à l’action sociale, au cadre de vie, à la prévention, à l’éducation, à la formation professionnelle et technique, à l’accessibilité des infrastructures publiques, à l’habitat social, à un cadre de vie décent, au transport, à la communication, à l’accès à la terre, au sport et aux loisirs comme à la culture… » entre autres.

C’est en octobre 2001, qu’un premier Conseil interministériel sur les personnes handicapées a été tenu. Ensuite, il y a eu, en 2008, les premières Assises nationales de l’Action sociale. Ces deux rencontres ont permis de faire un diagnostic sans complaisance de la situation de ces personnes cibles. En effet, le directeur de l’Action sociale, Serigne Tacko Fall, estime que le président a changé le statut juridique, social et économique des personnes handicapées. Cette présente loi, selon les dispositions générales, vise à garantir l’égalité des chances des personnes handicapées ainsi que la promotion et la protection de leurs droits contre toute forme de discrimination. M. Fall considère la loi comme « une très grande satisfaction. « C’est une révolution pour notre pays », soupire le patron de l’Action sociale. A son avis, cette loi changera le devenir de ces personnes, car la volonté politique dans ce sens est désormais manifeste. « La loi permet de mettre en œuvre l’égalité des chances entre les personnes. C’est un déclic », a-t-il défendu. Dans l’Article 5 de ladite loi, l’Etat prévoit de créer des centres de réadaptation, élaborer le programme national de réadaptation à base communautaire, veiller à l’insertion socio-économique de même que l’intégration sociale des personnes handicapées par la diffusion de l’information sur leurs droits, créer des conditions de vie décentes au profit des personnes handicapées et leur promotion.

L’ancien conseiller au ministère de la Famille est d’avis que les Assises nationales de l’action sociale, tenues au Méridien président, en août 2008, ont permis de faire un diagnostic sans complaisance de la situation des personnes handicapées, en vue de « formuler des recommandations portant respectivement sur l’orientation du secteur, les mécanismes institutionnels de prise en charge des attentes sociales et le dispositif de suivi et d’évaluation des interventions ». Serigne Tacko Fall souligne que depuis le 30 octobre 2001, date du premier conseil interministériel sur la situation des personnes vivant avec handicap, il y a une dynamique de concertation entre les partenaires. « C’est un long processus. Cette loi est en cohérence avec la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées que le Sénégal a ratifiée », explique-il. Cette nouvelle « discrimination positive » permettra d’inverser une tendance qui n’a que trop duré. Cette discrimination sera matérialisée par l’octroi d’une carte spécifique prouvant l’handicap de la personne. Cette « carte d’égalité des chances » est délivrée par le ministère chargé de l’Action sociale sur proposition des commissions techniques départementales, stipule l’Article 3.

Le décret d’application attendu

La plus haute chambre du Parlement sénégalais a adopté à l’unanimité, le mercredi 30 juin cette loi avant la clôture de la session unique ordinaire de l’année. Avant son acceptation, les sénateurs ont fait part de plusieurs soucis pour l’avenir de la loi d’orientation sociale relative à la promotion et à la protection de ces personnes handicapées. Ce scepticisme est d’autant plus fondé, car rares sont les handicapés qui ont reçu une formation adéquate afin d’être recrutés dans le monde professionnel. « Que les handicapés reçoivent la formation adéquate pour être insérés dans la fonction publique », conseille le maire de Sicap, Santi Sène Agne qui est même un handicapé. A cela, s’ajoute l’absence d’application du décret. « L’application, nous y tenons, parce que nous n’avons pas de temps à perdre. Cette loi est juste, importante, humaine, noble, révolutionnaire. La présente loi vient à son heure pour combler un vide juridique qui existe depuis 50 ans d’indépendance », avait déclaré l’ex ministre des Affaires sociales et des Relations avec les Institutions devant les membres du Sénat le mercredi 30 juin dernier. Mme Binta Samb Bâ a invité « l’exécutif à prendre très rapidement les décrets d’application de la loi ». « Je reconnais le caractère généreux de cette loi. Elle est positive. Mais mon souci se trouve dans sa réalité », a déclaré le sénateur Habiboulaye Ndiaye. Pour la sénatrice Sokhna Dieng Mbacké, « la loi est belle. Mais, le problème se situe au niveau de son applicabilité, partant de son effectivité. Ce qui me laisse sceptique », Mme Mbacké a invité le gouvernement de ne pas décevoir l’espoir suscité chez les bénéficiaires et les militants des droits humains pour que le texte « ne soit pas une chimère ou un chapelet de vœux pieux ».

L’épineuse question de l’accès des handicapés aux services sociaux de base (Ssb) pourrait être un vieux souvenir. L’ex-ministre des Affaires sociales et des Relations avec les Institutions, Faustin Diatta, récemment nommé ministre des Sports, a apporté les assurances de l’Etat sénégalais. Il a fait remarquer que le président de la République est très attaché aux personnes vulnérables. Reconnaissant que les handicapés très organisés, M. Diatta observe que ces derniers sont en train de se prendre en charge eux mêmes, car ils ont un instinct grégaire.

L’Etat recrutera 15 % d’handicapés dans la fonction publique

Faustin Diatta rappelle à ses collègues ministres les instructions du président Abdoulaye Wade de recruter, au moins, trois personnes souffrant d’un handicap dans son département et de veiller au respect du critère de recrutement discriminatif dans la fonction publique sénégalaise. Dans cette mouvance d’ailleurs, l’Etat du Sénégal entend réserver 15 % des emplois publics à cette catégorie de citoyens. La sénatrice Mme Marième Wane Ly a plaidé pour l’instauration diligente de la Haute autorité pour la promotion et la protection des droits des personnes handicapées telle qu’elle est édictée par les dispositions de ladite loi d’orientation sociale (Article 48). « Il faut faire en sorte qu’elle soit instaurée », a-t-elle martelé en wolof. Le maire de Sicap-Liberté, Santi Sène Agne, déclare : « cette demande est vieille de plus de 25 ans. Aucun pays au monde n’a pu changer la cause des handicapés sans le vote d’une loi. La vie devrait changer ».

Plaidoiries pour des mesures d’accompagnement

Le président du Comité provisoire de Handisport ne va pas par quatre chemins pour solliciter des mesures d’accompagnement auprès des décideurs politiques. « Il nous faut des mesures d’accompagnement », suggère Santi Sène Agne, car pour lui, cette population cible « ne peut changer de vie à partir d’un coup de baguette magique ». Cette recommandation est prise en charge dans l’article 15 de la loi qui précise que l’Etat garantit le droit à l’éducation, à l’enseignement, la formation et l’emploi pour les personnes handicapées.

Mise en place d’un Fonds d’appui économique

« Les enfants handicapés ont droit à une éducation gratuite en milieu ordinaire autant que possible dans les établissements proches de leur domicile », édicte ledit article. Santi Sène Agne opte pour l’application des stratégies élaborées par les experts, car, argumente-t-il, « tout a été dit ».

Le sénateur Cheikh Mbacké Diop a mis en exergue la nécessité des moyens d’accompagnement, comme la mise à disposition de certaines catégories de chaises roulantes électriques à recharger à partir des édifices publics. Pour lui, cela évite aux enfants accompagnants la déscolarisation et la mendicité.

Un Fonds d’appui économique est nettement important pour exécuter à bien les instructions du président de la République. Me Wade va par décret (Article 47), déterminer le financement, le fonctionnement et la répartition des ressources de ce fonds. Il sera destiné à financer et à promouvoir la pleine participation, l’intégration et l’activité économique des personnes handicapées. Aussi, en 2002, rappelle Faustin Diatta, le Sénégal comptait quelque 140.000 personnes vivant avec au moins un handicap (moteur, visuel, auditif, mental, albinos et lépreux blanchi et guéri). Selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), environ 10 % de la population du pays traîne un handicap. Les chiffres nationaux n’étant ni récents ni exhaustifs, le gouvernement s’est donné un délai de deux mois, selon le ministre, pour recenser les personnes handicapées de manière à en connaître leur nombre exact pour procéder à des allocations ou prestations diverses. Ce recensement s’effectuera avec l’appui des préfets de département et en concertation avec les associations représentatives de ces catégories de citoyens. « Nous avons établi les termes de référence que nous avons introduits dans le circuit administratif et de manière concertée avec la Fédération nationale des associations de personnes handicapées (forte de plus de 27 structures différentes dans tout le Sénégal) », a annoncé le ministre Faustin Diatta. « Ce recensement servira à établir une base de données à tous mes collègues », a-t-il affirmé. Autant dire que rien n’a été laissé en rade par ce projet de loi pour assurer une protection et un épanouissement des personnes vivant avec handicap.

Serigne Mansour Sy CISSE

Source: http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=62077

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Accusés de sorcellerie, certains enfants sont torturés pour les délivrer de leur mal supposé

Jeunes orphelins, handicapés, prématurés, albinos mais aussi surdoués sont accusés de sorcellerie dans le Bassin du Congo. Souvent, un pasteur ou un guérisseur les maltraite pour extirper le mal prétendument en eux. Un rapport de l’Unicef tire la sonnette d’alarme.

Mutilés, brûlés, tués, les enfants accusés de sorcellerie subissent un calvaire. Les jeunes orphelins, handicapés, prématurés, albinos mais aussi surdoués sont les plus touchés par ces croyances qui poussent leurs parents à les chasser du foyer. Le nombre d’enfants accusés de sorcellerie augmente à mesure que faiblit celui des personnes âgées dites sorcières. Ainsi, des milliers d’enfants « sorciers » joncheraient actuellement les rues de Kinshasa et Lubumbashi en République Démocratique du Congo (RDC) et d’Uíge et Luanda au nord de l’Angola, indique un rapport de l’Unicef publié le 12 juillet. Le phénomène concerne le Nigeria, le Libéria et la Sierra Leone, mais il se développe surtout dans le Bassin du Congo [enfants sorciers auraient le pouvoir d’agir à partir du monde invisible d’une manière néfaste sur le monde visible. Ils provoqueraient la diarrhée, le paludisme, la tuberculose ou le sida, et par conséquent la mort de leurs victimes. L’Unicef a interrogé des enfants accusés de sorcellerie. Ainsi, Roger, 10 ans, explique « Maman est partie très loin quand j’étais petit, je ne me souviens plus. Papa était très faible… Sa nouvelle femme me battait et m’accusait d’être un sorcier. Elle disait que je rendais papa malade. Elle m’a chassé. » Les enfants-sorciers sont également accusés d’attirer les malheurs tels que la pauvreté ou le chômage dans le foyer. Les albinos sont quant à eux parfois tués au nom de croyances attribuant des pouvoirs bénéfiques à certaines parties de leurs corps. Leur peau, leur langue, leurs mains, leurs oreilles, leur crâne, leur cœur et leurs organes génitaux sont utilisés dans la fabrication de potions et amulettes porte-bonheur en Tanzanie, au Burundi et en Ouganda.

La guérison passe par la torture

Au nom de Dieu, les pasteurs‐prophètes des églises indépendantes, prophétiques et pentecôtistes luttent contre la sorcellerie. Ils détectent les sorciers grâce à des visions et proposent ensuite de les « délivrer » contre une coquette somme d’argent. « Quand un enfant arrive ici, je vérifie d’abord l’état de son âme, explique la prophétesse Maman Putu, de l’Eglise pentecôtiste Eben Ezer à Kinshasa. Je suis non seulement prophétesse mais aussi visionnaire. Je commence par prier avec l’enfant, ensuite je lui pose quelques questions sur ses rêves, sur sa situation alimentaire. J’ai des repères, je perçois très vite si un enfant est envoûté ou pas. » Le traitement « spirituel » ne peut commencer que lorsque la confession de l’enfant a été extorquée. « Pendant trois jours, on n’a pas eu le droit de manger ni de boire, explique Bruno, accusé de sorcellerie. Le quatrième jour, le prophète a placé nos mains au‐dessus d’un cierge pour nous faire avouer. Alors j’ai reconnu les accusations et les mauvais traitements ont pris fin. » Les pasteurs proposent de délivrer l’enfant par des séances extrêmement violentes. Glodie Mbete, âgé de 11 ans se souvient : « Un pasteur m’a brûlé le corps avec des bougies. Une autre maman prophète m’a couvert le corps de drap rouge. Dans une autre église encore, on m’a versé dans les yeux de la sève tirée d’un arbre. Cela piquait très fort. Le guérisseur avait dit que la sorcellerie était partie. J’avais si mal aux yeux. » Si l’enfant survit à ce traitement « spirituel », il sera stigmatisé comme étant sorcier et rejeté par sa famille.

Certains médecins traditionnels prétendent aussi être capables de combattre les forces occultes du monde invisible. Pour obtenir la confirmation du mal, ils font ingérer de force aux enfants des potions à base de plantes toxiques qui peuvent être administrées dans les yeux ou les oreilles. Ces procédés « thérapeutiques » génèrent des vomissements ou des défécations qui sont interprétés comme la preuve d’une présence sorcière ou comme celle de l’efficacité du traitement. En République centrafricaine où la sorcellerie est définie comme étant une substance dans l’abdomen de l’enfant, le médecin traditionnel découpe le ventre de l’enfant avec un couteau non stérilisé et ampute un petit morceau de son intestin, symbolisant la sorcellerie. Les enfants sont ainsi « nettoyés ».

Devant la multiplication des cas, les ONG se mobilisent contre la marginalisation des enfants, accusant les dirigeants des Églises, les pasteurs et certains médecins traditionnels de maltraitance et cherchent à réinsérer les jeunes victimes. Le Comité pour la protection de l’enfant de la province de Zaïre en Angola cherche ainsi à identifier rapidement les cas d’accusations de sorcellerie et à trouver des solutions de réconciliation. Sur les 423 enfants amenés dans le centre, 380 ont été réintégrés dans leurs familles.

Lire aussi :
Esther, enfant-sorcier à Kinshasa
Les albinos, victimes de sacrifices humains
Sacrifices d’albinos : le gouvernement tanzanien en guerre contre les guérisseurs
Burundi : la justice au secours des albinos

[1] 1Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, Congo Brazzaville, République Démocratique du Congo et Centrafrique

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Le télétravail crée des emplois d’assez bonne qualité, selon l’OIT

Le télétravail au sens large, comprenant la délocalisation et l’externalisation des services aux entreprises des pays industrialisés vers les pays en développement grâce aux technologies de l’information, crée des emplois « de relativement bonne qualité au regard des pratiques locales », même si le secteur doit encore faire des progrès pour offrir un véritable travail décent, selon un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Intitulé « Délocalisations et conditions de travail dans le télétravail », ce rapport constitue la première étude approfondie du secteur du télétravail, composé d’une part des services « parlés », tels que les centres d’appel ou de contact clientèle, et d’autre part les services administratifs, tels que la finance et la comptabilité, le traitement et la gestion des données informatiques, et le développement des ressources humaines.

« C’est un secteur en plein essor qui pèse environ 90 milliards de dollars. On a beaucoup écrit sur ce phénomène et ses répercussions sur la croissance économique et l’emploi, mais on sait peu de choses sur les conditions de travail qui prévalent dans ce secteur », explique Jon Messenger, chercheur du Bureau international du travail (BIT) et co-auteur de cette étude.

L’ouvrage présente des études de cas issus de quatre grands pays «d’accueil»: Argentine, Brésil, Inde et Philippines. Il étudie le travail à distance, son impact sur le marché du travail en général et sur la main-d’œuvre en particulier, et les possibles répercussions sur les conditions de travail et d’emploi dans les pays où se développent les activités de télétravail.

L’analyse des conditions de travail dans ces pays est contrastée. « Ce qui est positif, c’est que les emplois du travail à distance sont d’assez bonne qualité au regard des pratiques locales. Les salaires des employés indiens équivalent à peu près au double des salaires moyens pratiqués dans d’autres secteurs de l’économie indienne. Aux Philippines, les employés gagnent 53% de plus que des travailleurs d’autres secteurs au même âge », précise Jon Messenger.

Contrepartie, pour fournir en « temps réel » un service aux clients qui se trouvent dans d’autres fuseaux horaires, le travail de nuit est fréquent, avec ce qu’il produit de stress pour les employés. « Ils supportent de lourdes charges de travail, liées à des objectifs de performance et à des règles et procédures drastiques, le tout exécuté sous surveillance électronique. Ce type d’organisation du travail à haute tension est bien connu pour générer des niveaux importants de stress lié au travail », aoute Jon Messenger.

Autre aspect négatif, le fort taux de rotation des effectifs qui, dans certaines sociétés, peut atteindre jusqu’à 100 pour cent chaque année.

Analysant les effets de la crise économique mondiale sur le secteur du télétravail, l’ouvrage indique que certaines entreprises – surtout dans le secteur de la banque-assurance – ont subi d’importantes pertes qui nuisent à court terme à l’ensemble du secteur.

L’étude explique ensuite qu’en cherchant sans cesse la réduction des coûts, en recourant à des technologies de plus en plus sophistiquées et de moins en moins chères, les facteurs d’expansion du secteur ne sont pas prêtes de s’amenuiser et pourraient même s’accélérer à moyen ou long terme.

Dans cet ouvrage, la main-d’œuvre de la BPO est décrite comme jeune, généralement bien éduquée et majoritairement féminine. A quelques exceptions près, les femmes représentent l’immense majorité (60%) des employés dans presque tous les pays disposant d’un véritable secteur du télétravail.

Pour conclure, l’étude de l’OIT formule un certain nombre de recommandations, politiques à l’attention des gouvernements et pratiques, à l’attention des entreprises, afin d’améliorer la qualité des emplois du secteur et d’augmenter sa productivité.

Parmi ces recommandations, la mise en place de mesures plus strictes pour protéger la santé et la sécurité des travailleurs de nuit, le réaménagement des procédures de travail, en particulier dans les centres d’appel afin que les employés aient davantage de liberté pour exploiter leurs qualifications et davantage de latitude pour gérer leurs temps de pauses, et l’adoption de politiques et de pratiques destinées à améliorer la représentation collective des travailleurs et à promouvoir le dialogue social.

« Le secteur du télétravail a parfois été encensé comme l’avant-garde des futurs métiers dans une économie de services et d’information. A l’inverse, il a parfois été diabolisé, comme un nouvel « avatar » des ateliers électroniques. La réalité est bien plus complexe. Au final, ce secteur est susceptible de servir de modèle pour l’avenir, en conjuguant des emplois de bonne qualité dans le secteur des services et des entreprises hautement performantes dans l’économie mondiale », conclut Jon Messenger.

Source:

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