Handicap / Handi Vacances: Bientot un site pour faciliter l’organisation de vacances aux personnes en situation de handicap,
Ce projet vise à faciliter l’accès et l’organisation de vacances aux personnes en situation de handicap.
Nous vous remercions de ces quelques minutes consacrées à nos questions. Vos réponses seront précieuses dans l’avancement de cette entreprise.
Les personnes mal-voyantes peuvent accéder au questionnaire en version contrastée.
Veuillez trouver le questionnaire ici :
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Theatre/Handicap/Regard:Le titre de la pièce, « Take my hand », joue sur le double sens du mot « hand » (« main » ou « handicap »).
| REGARD |
L’Hospice d’Havré accueille vendredi 28 janvier la pièce de théâtre « Take my hand », par le Maelström Théâtre. Une pièce qui évoque le handicap. Sur scène, Dominique Hache (l’Autre) et le Tourquennois Nicolas Brimeux, lui-même handicapé (NC). Rencontre avec les comédiens.
PROPOS RECUEILLIS PAR AURÉLIE CONSTANT
tourcoing@lavoxidunord.fr REPROS LA VOIX
Le titre de la pièce, « Take my hand », joue sur le double sens du mot « hand » (« main » ou « handicap »).
Pouvez-vousexpliquer ce titre ?
Nicolas Brimeux : « Take my hand, c’est une invitation : prend ma main, regarde comment la différence agit sur toi, sur nous. C’est une invitation au regard. » L’idée de la pièce : faire voir au public le monde à travers un être « différent ».
N. B. : « Le spectacle est un voyage qui part de la naissance de cet être entravé, bloqué, différent, mais ça va plus loin que ça. On le suit, on le voit naître, grandir, maturer, s’affranchir de ce qui le bloque et, à la fin, jaillir, s’exprimer devant l’autre, les autres, le regard, ce que la société fait du handicap. Le personnage de l’Autre met en spectacle ce regard-là. Il emprisonne NC dans un regard cliché, un carcan. » Un spectateur interrogé après la première représentation, à Lille, dit de la pièce qu’elle est « crue ».
N. B. : « C’est dur pour nous de le dire vu qu’on est dedans. Mais ça ne laisse pas indifférent, ça dévoile un certain nombre de vérités.
Ca peut perturber, questionner. La vérité peut être violente. Si crue, c’est vraie, alors, oui, elle est crue ! » Nicolas, vous nous demandez de « chasser la pitié », vous dites que vous en avez « marre des précautions et de la tendresse ».
N. B. : « Oui, j’ai juste besoin qu’on me parle, simplement. pas seulement moi, mais tous ceux qui sont porteurs d’une différence, quelle qu’elle soit. Je ne veux pas qu’on me prenne en pitié. La pitié peut être dangereuse, comme le dit la pièce de Zweig. Je préfère la compassion : c’est tourné vers l’autre. La pitié, c’est se donner bonne conscience. » Vous admettez une différence entre vous et l’autre. Une différence que vous assimilez à un trésor et à une source d’espérance.
N. B. : « C’est évident qu’il y a une différence. Physiquement, il y a des choses que je ne peux pas faire, mais je ne suis pas bloqué là-dedans, je ne m’enferme pas là-dedans. La différence, je ne peux pas la nier, mais elle est riche. » Dominique Hache : « C’est fabuleux d’avoir cette richesse-là, ça ouvre les yeux, ça ouvre des portes. Et tout ce qui est nouveau vous fait espérer en autre chose. » Avec « Take my hand », c’est un message universel de tolérance que vous souhaitez faire passer.
N. B. « Oui, on parle de handicap, mais c’est forcément extrapolé. » •
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David Max escalade une paroi, chute, et devient handicapé. 30ans aprés, il affronte la même montagne.
Il a 50 ans. Il a une élocution un peu saccadée et une main gauche qui ne lui obéit pas toujours. Ce sont les principaux signes de son handicap. Mais, à l’image d’un iceberg, le principal est invisible, comme on pourra le découvrir lundi, sur la TSR, dans le poignant documentaire qui lui est consacré. Film qui s’ouvre par le limpide: «Je m’appelle David Max, je suis à l’AI depuis l’âge de 18 ans.»
David Max nous a reçus hier, chez lui, à Martigny (VS). L’histoire qu’il raconte en souriant offre effectivement matière à film. En 1978, il escalade la voie Vaucher, aux Trappistes, près de chez lui. Une paroi de plus de 100 m. Il tombe. Une chute terrible. «D’une dizaine de mètres, puis j’ai dégringolé la montagne en rebondissant, paraît-il. Je n’en ai aucun souvenir.» Il se souvient par contre parfaitement de son réveil, trois mois plus tard. Atteint d’un grave traumatisme crânien, le jeune sportif qui se rêvait «accroché à un hélicoptère en train de sauver des gens», sort du coma paralysé de tout le côté droit. Il ne sait plus parler. Il est cloué dans son lit. «Je voulais y passer. Et je continue de penser qu’il vaudrait parfois mieux la mort qu’un acharnement médical menant à un état végétatif. Tant pis si ça fait gueuler dans les chaumières.»
Travail et volonté
Mais David est en vie. Alors, à force de travail et de volonté, il va se reconstruire. Jusqu’à l’impensable: en 2008, trente ans jour pour jour après son accident, il repart à l’assaut de la montagne qui a failli le tuer. Il parvient au sommet, où il s’écroule, de fatigue, d’émotion. Il pleure. Il rit. «On peut dire qu’il y a eu 4 h 30′ d’ascension pour y arriver. On peut dire que ça m’a pris un an de préparation, de physio, de musculation, d’entraînement. Mais ce serait faux: ça m’a pris trente ans.»
Car c’est de ce combat-là dont il s’agit. Au sortir du coma, il a fallu des semaines avant que David puisse faire trois pas. Un an avant de traverser le couloir de l’hôpital. Il a dû réapprendre à parler. Apprivoiser les tremblements. Dompter sa jambe droite ou sa hanche, côté gauche, qui le lâchent à la moindre inattention. «Si je ne pense pas tout le temps à mon handicap, je me casse la figure», résume-t-il.
Énergie folle
Aujourd’hui, si David peut à peu près tout faire, il doit penser à chaque geste avant de l’accomplir. Toute activité lui demande une énergie folle. «J’ai reskié et je peux faire une piste noire, en chasse-neige. Mais il me faut trois jours pour récupérer.» Ses journées doivent être entrecoupées de plages de repos. David Max explique son handicap sans autoapitoiement. «J’ai une épouse, un fils de 13 ans, je suis autonome, je vis, je suis bien. Et je n’ai aucun complexe avec mon handicap: j’ai des emmerdements.»
Le documentaire qui lui est consacré a déjà été diffusé dans des festivals et à Martigny. «C’est une sacrée leçon de vie», lui disent ceux qui l’ont vu. «Ça me flatte. Et m’amuse: je ne pouvais pas faire autrement qu’avancer, je n’avais pas le choix. Rester dans un fauteuil roulant n’est pas un choix.»
«Jusqu’au bout du possible», de Christian Berrut, documentaire retraçant l’exploit de David Max.
A voir lundi 18 janvier à 20 h 40 sur TSR2.
Renaud Michiels -
Le Matin.ch
http://www.lematin.ch/actu/suisse/david-max-ascension-paroi-pris-trente-ans-219502
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