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Tous les matins Raymonde et Marie Douet lisent le journal. « En priorité la météo et les obsèques », sourit Raymonde.</P>

Témoignage

Raymonde travaille pour l’association d’aide à domicile (AAD) de Beaussais-Rance-Frémur, à Pleslin-Trigavou depuis 10 ans. Elle accompagne des personnes dépendantes à cause de l’âge, d’une maladie ou d’un handicap et qui souhaitent rester à leur domicile.

L’association emploie 50 auxiliaires de vie dans le canton pour environ 350 personnes bénéficiaires. Vieillissement de la population, éloignement dû à la ruralité… le métier est en plain boom. « J’aide les personnes dépendantes au quotidien, de la toilette aux promenades, en passant par les démarches administratives. Ce n’est pas la routine ! » s’exclame Raymonde.

« Dans mon métier,je me sens utile »

Ce matin, comme chaque jour depuis 2 ans, elle commence sa journée à 8 h avec Marie Douet, à Langrolay-sur-Rance. « Elle a toujours le sourire, ça booste la journée », confie Raymonde. Après l’avoir aidé à faire le lit, un brin de ménage et un peu de linge, Raymonde quitte la maison et l’éternel sourire de Mme Douet. « À demain, de bonne heure et de bonne humeur », chantonne-t-elle en refermant la porte.

« Dans mon métier, je me sens utile. Je rends service aux gens. » Au début, son métier, Raymonde le prenait même trop à coeur : « J’avais du mal à fixer les limites, j’ai donné mon numéro de téléphone personnel à plusieurs reprises. » C’est humain de s’attacher aux personnes dont on s’occupe.

Raymonde se souvient de sa première bénéficiaire. « Je l’ai suivi tous les jours pendant 7 ans. Elle était atteinte de sclérose en plaque. Je suis restée jusqu’à la fin sur son lit de mort, j’étais bouleversée. » Depuis, elle a réussi à trouver un juste milieu entre le professionnalisme et l’empathie que demande son métier.

Source et illustration: http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_–J-aide-les-personnes-dependantes-au-quotidien-_22190-avd-20100319-57872668_actuLocale.Htm

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 Les bénévoles d'Omega sont soudés. «On vit des choses très  fortes, on a une intimité, une complicité».
Les bénévoles d’Omega sont soudés. «On vit des choses très fortes, on a une intimité, une complicité».

L’association pour le développement des soins palliatifs Omega (basée à Lille) recrute et forme des bénévoles pour accompagner des personnes en fin de vie et leurs familles. Roland et Francine sont les coordinateurs du groupe Omega pour la maison médicale Jean XXIII à Frelinghien. Rencontre.

À Jean XXIII, quinze bénévoles se relaient chaque semaine auprès des malades. « Ici, il y a trente lits, nous avons aussi une équipe mobile qui se rend à domicile. Chaque bénévole intervient une demi-journée par semaine », expliquent Roland et Francine. « On a chacun son jour, renchérit Rita, une des plus anciennes. C’est mieux, ça permet de ne pas se croire indispensable, et puis les aides-soignantes nous repère plus facilement… » « On ne s’impose pas, on a une approche avec le malade, avec la famille aussi », sourit Jeannette. Les bénévoles visitent des patients en fin de vie à plus ou moins long terme, tout dépend de leur pathologie (parkinson, sclérose en plaque, coma dépressé…), ou des personnes qui suivent des soins de suite (qui se rendent trois à quatre fois par an en hôpital pour un séjour de dix jours). « Ça n’est pas monotone. On ne sait pas qui on va rencontrer ni ce qu’on va faire, tout dépend dans quelles dispositions sont les malades, s’ils sont fatigués, si on est attendus… On se fait de temps en temps envoyer promener mais il ne faut surtout pas en tenir rigueur. On revient la fois d’après. » Les bénévoles tiennent la main, discutent, lisent à voix haute, promènent les malades, ou sont là, uniquement. « On est présent c’est surtout ça, et à l’écoute », confirme François qui alerte cependant : « On est coupé du monde extérieur quand on arrive. Il faut aussi savoir couper avec le site avant de rentrer chez soi. On est plusieurs l’après-midi, si c’est difficile avec un patient, on peut se retrouver après. Il faut être bien dans sa tête parce qu’on peut ressortir bien chamboulé ! » D’où une consigne : ne donner que son prénom.

« Les bénévoles ont suivi un parcours qui leur a pris une petite année, entre l’envoi de leur lettre de motivation et le premier contact avec un patient », ajoutent les coordinateurs. « Car pour devenir bénévole à Omega, c’est un véritable engagement ». D’ailleurs, c’est une lettre de motivation – et non pas une simple lettre – qu’il faut envoyer pour obtenir un rendez-vous avec deux bénévoles délégués au recrutement, puis avec une psychologue. Il faut ensuite suivre une formation initiale où des bénévoles de chaque site témoignent, et à l’issue de laquelle on leur propose d’intégrer des sites aussi différents qu’Oméga à Lille, le centre Oscar-Lambret à Lille, le centre hospitalier Dron de Tourcoing, Les Bateliers à Lille, l’USP de l’hôpital d’Haubourdin, Jean XXIII et d’autres hôpitaux, l’équipe mobile et le domicile. Puis il y a une formation continue (au moins une par an sur deux jours), et des groupes de parole dix fois par an, très enrichissants (d’une heure trente, animés par un psychologue).

« Les coordinateurs font la liaison entre les bénévoles, l’association Omega et le site, en cas de problème au niveau administratif ou psychologique, expliquent Roland et Francine. On doit rester vigilants quant aux heures passées auprès des malades. Une fois par an on rencontre individuellement chaque bénévole. » •

PAR MARIE-CLAUDE GUILLEMENT

armentieres@lavoixdunord.fr
Source et illustration: http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Armentieres/actualite/Secteur_Armentieres/2010/03/12/article_l-association-omega-pour-tout-ce-quirest.shtml
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La formation permet à l’aidant de construire un projet de vie avec le malade, tout en se préservant. Il est ainsi informé et sensibilisé à la connaissance de la maladie et des troubles psychologiques et comportementaux qu’elle entraine.

L’objectif, pour l’année 2010, est de mettre en place 400 actions de formation au bénéfice de 4 000 aidants familiaux.

Le terme d’aidant familial ou naturel désigne le proche entourage d’une personne malade, en l’occurrence une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés. Il s’agit le plus souvent du conjoint et/ou des enfants. Les aidants familiaux jouent un rôle essentiel dans le maintien à domicile des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer mais aussi – plus largement – des personnes âgées dépendantes. On estime ainsi que l’entourage assure plus de 70% des tâches d’accompagnement de la personne dépendante, ce qui en fait « la première entreprise de santé de France ». Leur rôle commence pourtant seulement à être officiellement reconnu.

La charge assurée par les aidants familiaux se révèle souvent particulièrement lourde sur le plan physique, mais également sur le plan psychologique. Dans certains cas, cette tension peut se traduire par un effondrement complet de l’aidant familial, qui ne parvient plus à faire face. Ceci vaut tout particulièrement lorsque l’intervention est assurée par un seul aidant naturel.

Ce dispositif, gratuit pour les aidants, réparti en 5 modules1 et d’une durée de 14h sera assuré par l’association France Alzheimer.

Chaque formation est animée par un binôme composé d’un professionnel psychologue et d’un bénévole qui est lui-même un aidant familial spécifiquement formé.

Parallèlement, plusieurs supports pédagogiques rédigés par l’association France Alzheimer seront remis aux aidants participants comme un livret d’accompagnement aux modules et des fiches pratiques.

Les ateliers de formation répondent à une logique de proximité et s’inscrivent comme un complément indispensable à l’action d’information-sensibilisation des associations locales France Alzheimer, des CLIC2, des MAIA3, des plateformes d’accompagnement et de répit. Cette diversité de prise en charge permet d’adapter l’offre à la pluralité des situations.

Enfin, le coût global de la formation en 2009 et 2010 s’élève à 814 960 euros, dont 651 968 euros alloués par la CNSA et 162 992 euros à la charge de l’association France Alzheimer.

Pour plus de renseignements :
www.travail-solidarite.gouv.fr/actualite-presse/dossiers-presse/plan-alzheimer-deux-jours-formation-pour-aidants-familiaux.html

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