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[APM] La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a appelé lundi les Français à participer par internet à une grande étude de cohorte sur la nutrition, NutriNet Santé.

Cette étude, qui a pour but d’étudier les comportements alimentaires et les relations entre la nutrition et la santé, vise à recruter 500.000 internautes âgés de plus de 18 ans et à les suivre pendant au moins cinq ans, rappelle-t-on.

« La plupart des grandes études sont jusqu’à présent issues d’autres pays, en particulier anglo-saxons, dont les traditions, les contextes, en particulier l’accès aux services de santé, sont différents », a souligné Roselyne Bachelot au cours d’une conférence de presse.

Elle a ajouté qu’elle soutenait, avec la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, et avec l’appui de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), la mise en place d’un dispositif de « très grande infrastructure de recherche » (TGIR), consacré aux grandes études de cohorte.

Dans ce cadre, deux autres grands projets devraient être lancés prochainement. Le premier projet est la cohorte Elfe qui a pour objectif de suivre 20.000 enfants depuis leur naissance et d’étudier l’influence d’une variété de facteurs sociaux et environnementaux sur leur développement et leur santé. Le deuxième projet est la cohorte Constances qui a vocation à suivre 200.000 adultes avec l’appui des centres d’examens de santé de l’assurance maladie, en s’articulant notamment avec NutriNet Santé.

Interrogée par l’APM, Roselyne Bachelot a précisé que le budget de l’étude NutriNet Santé était de 6 millions d’euros sur cinq ans.

Il est « compliqué » de comparer ce budget avec celui d’études de cohortes antérieures, comme par exemple l’étude Suvimax qui a porté sur 13.000 personnes, car le recours à internet permet de « diminuer les coûts de collecte, d’envoi, de saisie », a indiqué à l’APM l’investigateur principal de NutriNet Santé, le Pr Serge Hercberg, qui dirige l’Unité de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Uren) à Paris et préside le comité de pilotage du programme national nutrition santé (PNNS).

Ce financement d’environ 1 million d’euros par an est apporté « à parts égales » principalement par l’Institut de veille sanitaire (InVS), l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), la Fondation pour la recherche médicale (FRM) et la Direction générale de la santé (DGS), a-t-il ajouté.

Le Pr Hercberg a souligné que l’étude longitudinale ou de cohorte Suvimax allait être désormais intégrée dans NutriNet Santé. En revanche, les études transversales Inca et ENNS, qui permettent d’avoir une photographie à un instant donné, vont continuer à être menées parallèlement.

Interrogé par l’APM sur l’accès de l’étude aux populations précaires, Serge Hercberg a expliqué qu’internet n’offrait « pas plus de chance » que d’autres études de les atteindre et que des études spécifiques, avec des méthodologies et des circuits de contact spécifiques, devaient être mises en place pour toucher les grands précaires. En revanche, l’étude compte intégrer des catégories socio-professionnelles basses, qui représentent en France 29% des internautes.

Le Pr Hercberg a présenté certains outils de communication invitant les Français à participer à l’étude: l’affiche « Je surfe sur le web pour faire progresser la recherche publique, et vous? » et le clip vidéo soulignant qu’il est possible en quelques clics, sans se déplacer, en répondant à un questionnaire par mois, de faire partie de « la plus grande étude scientifique jamais réalisée sur la nutrition ».

Ces spots vont être diffusés dans 1.600 bureaux de postes. L’information est relayée également par différents autres acteurs et, en particulier, dans le monde de la santé, par l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), la Mutualité Française, MG France, l’Union française pour la santé bucco-dentaire, IDS Santé, Pharmagest, Doctissimo…

vdb/ab/eh/APM polsan
redaction@apmnews.com

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L’iPhone 3.0 disponible dès cet été

Fin du suspense. Apple a dévoilé ce mardi soir les grandes lignes de son futur système d’exploitation pour l’iPhone. Les MMS et la fonction copier-coller, tant attendus, font leur apparition.

Le futur de l’iPhone a été dévoilé ce mardi soir en Californie. Apple a détaillé, à l’occasion d’une conférence de presse, l’iPhone 3.0, le prochain système d’exploitation de l’iPhone et des iPod Touch, que la société a présenté comme une mise à jour majeure.
Près de cents nouvelles fonctions seront introduites avec ce nouveau logiciel que les possesseurs d’iPhone pourront télécharger gratuitement à partir de cet été. Les utilisateurs de l’iPod Touch devront, eux, débourser 9,95 dollars pour mettre à jour leur produit.
Les fans de la marque n’ont pas été déçus par les annonces d’Apple. La liste des nouveautés est longue et répond à une bonne partie de leurs attentes. A commencer par la possibilité d’envoyer des MMS et l’intégration du « copier-coller », qui faisaient cruellement défaut à l’iPhone. Cette dernière fonction est disponible au sein d’une même application ou d’une application à l’autre. Et bénéficie du petit plus d’Apple : il suffit de secouer son iPhone pour annuler un copier-coller.
Deux autres fonctions font leur apparition : un dictaphone (Voice Memo) et un moteur de recherche, Spotlight, capable de retrouver du contenu dans tous les documents stockés sur l’iPhone, mail, SMS, rendez-vous, etc.

Alertes, P2P, Google Maps…

Apple a également détaillé les nombreuses fonctions disponibles dans les interfaces de programmation de l’iPhone 3.0 – plus de 1 000 API selon le fabricant – et que les développeurs pourront directement exploiter dans leurs logiciels. Les programmeurs disposent d’ailleurs dès aujourd’hui d’un kit de développement en version Bêta. Parmi les nouvelles fonctions :
Des connexions Peer-to-peer . Il devient possible de raccorder en Bluetooth plusieurs iPhone par exemple pour jouer en réseau.

De la stéréo sans fil. La connectivité Bluetooh gère deux canaux audio. Cette fonction ne sera pas disponible sur la première génération d’iPhone.

Une vue paysage (enfin) disponible pour saisir ses mails, ses SMS et ses notes, avec un confort accru.

Une fonction « Shake to shuffle » , qui parle d’elle-même, puisqu’il suffit de secouer l’iPhone pour passer à la piste audio suivante.

Connexion automatique sur les hot spots WiFi.

Accès direct à la bibliothèque audio stockée en mémoire depuis n’importe quel logiciel et pas seulement depuis le player de l’appareil.

Un meilleur contrôle des accessoires. Les nouvelles interfaces de programmation permettent aux développeurs d’ajouter simplement des fonctions aux logiciels pour mieux piloter leurs accessoires. Par exemple, un égaliseur audio avec des hauts parleurs externes.

Des services Google Mobile Maps. Une nouvelle interface de programmation permettra d’intégrer des fonctions de géolocalisation de Google dans n’importe quel logiciel.

Des alertes. Apple avait promis d’ajouter à l’iPhone des fonctions de notifications permettant d’avertir l’utilisateur de l’arrivée d’un événement sous forme de texte, de son ou d’icône. C’est désormais fait, avec un peu de retard, puisque la société avait annoncé l’arrivée de ces fonctions il y a plusieurs mois déjà.
Autre nouveauté et non des moindres pour Apple, la possibilité, depuis n’importe quel logiciel, de souscrire à des abonnements et d’acheter du contenu sur la boutique en ligne de la société américaine, l’App Store (qui proposerait déjà 25 000 applications selon Apple). La fonction s’avère bien adaptée à la vente de magazines sur abonnement, de livres électroniques, mais aussi à la commercialisation de contenus dans les jeux (niveaux supplémentaires, accessoires, etc).
Apple a d’ailleurs fait de longues démonstrations durant sa conférence de presse pour démontrer l’intérêt de cette nouveauté. Il faut dire que la société touche une commission sur toutes les transactions passant par sa boutique en ligne.

Stéphane Long, 01net.

Le titre à la hausse en Bourse

Ouvert dès mardi aux développeurs désireux d’offrir de nouvelles applications, le sytème 3.0 permet aussi de concevoir des jeux sur abonnement ou des jeux entre plusieurs utilisateurs équipés de la connectivité Bluetooth.
Les spécialistes conviés à la conférence de presse du géant de Cupertino ont exprimé de nouveaux souhaits, comme l’ajout d’une fonction vidéo ou la compatibilité avec le système d’affichage graphique Flash d’Adobe mais n’ont pas obtenu de réponse.
En revanche, suite à ces annonces, le titre Apple gagnait 3,82% à 99 dollars dix minutes avant la clôture de la Bourse de New York.

Lire aussi:

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Alors que les négociations sur la rénovation de la convention collective nationale du 15 mars 1966 (CCN 66) doivent finalement se limiter aux salaires et aux classifications (voir par ailleurs également en Flash), quatre fédérations syndicales du secteur social et médico-social ont lancé un appel, vendredi 6 mars, pour la défense et l’amélioration de la CC 66, l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat et, plus généralement, « la défense et le développement du secteur social et médico-social ».
La CFE-CGC, la CFTC, la CGT action sociale (UFAS-CGT) et la fédération nationale action sociale FO (FNAS-FO) ont ainsi réaffirmé leur détermination à s’opposer aux tentatives des employeurs de « démanteler les garanties collectives » et autres avantages négociés dont bénéficient les salariés couverts par la convention (congés annuels supplémentaires, primes…), et à renouveler, le 19 mars prochain, la « mobilisation historique », pour le secteur, du 29 janvier dernier.
cc66
Participation-record aux manifestations et fermetures d’établissements et services avaient alors témoigné de la « colère » de nombre de salariés de la branche, après la publication, début décembre par les trois organisations d’employeurs (Fegapei, Snasea et SOP), d’un projet de rénovation de la CC 66 jugé « inacceptable et régressif », et qui a finalement été retiré.
« Il signifiait clairement la fin de la convention collective », a en effet assuré Pascal Corbex, de la FNAS-FO, au cours d’une conférence de presse, en rappelant que ce texte répondait au souci des travailleurs sociaux, dans les années 60, d’améliorer la formation et la qualification professionnelle dans le secteur social et médico-social.
Et alors que ce dernier a connu « un élargissement considérable » de son champ d’action depuis 30 ans, selon Jean-François Marsac, de l’UFAS-CGT, le projet des employeurs de la branche allait dans le sens des diverses attaques qui visent actuellement le secteur, frappé par des baisses de financements, un manque de reconnaissance de la spécificité du travail effectué, une dégradation des conditions de travail des personnels, des rémunérations à la traîne…, autant d’éléments qui font craindre « une baisse de la qualité du service rendu aux usagers ».
Dans ce contexte, « le texte des employeurs a été le meilleur tract de mobilisation », a ironisé, vendredi 6 mars, Serge Lavagna, pour la CFE-CGC, en se félicitant que la réaction des salariés ait fait reculer les employeurs. « Mais ils continuent de communiquer dans ce sens », s’est cependant inquiété Pascal Corbex, qui y voit le risque de voir resurgir les intentions patronales au détour d’une séance de négociations.
D’où l’appel à ne pas lâcher du lest avant les prochains rendez-vous paritaires, a conclu en substance Jean-Marie Faure, de la CFTC.

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