Sante/ Maladie :Un service par telephone vous ecoute, conseils,rassure, oriente
« C’était une femme qui venait juste d’apprendre qu’elle avait un cancer. La veille, le chirurgien lui avait présenté le protocole de soins, mais elle avait des questions sur la chimiothérapie, qu’elle n’a pas eu la présence d’esprit de poser lors de l’entretien. »
Eléonore se souvient très bien de son premier jour comme conseillère au centre de contact de Priorité santé mutualiste (Psm) et du désarroi de son interlocutrice, au bout du fil. « Je l’ai rassurée, j’ai parlé de la qualité du personnel soignant, j’ai proposé de lui envoyer de la documentation par courrier ou par mail », se rappelle la jeune femme.
Casque sur les oreilles, assise devant son écran d’ordinateur, Eléonore prend les appels adressés à Priorité santé mutualiste, le service d’information, d’aide à l’orientation et d’accompagnement créé par la Mutualité française. En composant un numéro de téléphone unique, puis en donnant le code d’accès communiqué par leur mutuelle, les adhérents mutualistes obtiennent des renseignements sur des grands thèmes de santé : actuellement, sur le cancer, les maladies cardio-vasculaires, les addictions (au tabac, à l’alcool, au cannabis…) et le maintien de l’autonomie des personnes âgées ou en situation de handicap ; bientôt, sur la santé visuelle.
Une phase d’écoute très importante
Les conseillers ont une formation paramédicale ou sociale, complétée par trois semaines de stage sur les techniques de communication – « la phase d’écoute est très importante pour identifier précisément la demande, et pour s’assurer en permanence que nos interlocuteurs ont bien compris », explique Eléonore – et sur les questions de santé traitées par Psm.
« Par exemple, pour le cancer, on a étudié la maladie, les facteurs de risque et la prévention, les traitements et leurs conséquences, et l’ensemble de la prise en charge, depuis le dépistage jusqu’au retour du malade au travail », précise-t-elle.
L’équipe compte aussi un médecin avec qui l’adhérent peut être mis en relation en cas de besoin. Elle s’appuie sur une base de données scientifiquement validées, qui s’enrichit en permanence. « Nous recevions beaucoup d’appels sur les effets indésirables de traitements qui n’étaient pas directement concernés par nos thématiques. Cela nous a conduits à élargir notre offre d’informations à l’ensemble des médicaments », indique Valérie Monnier, responsable du centre de contact à la Mutualité française.
Les conseillers fournissent également des renseignements sur des hôpitaux, cliniques ou autres structures que leurs interlocuteurs peuvent contacter dans leur secteur géographique.
La confidentialité respectée
Trois adresses sont systématiquement proposées. Comment ont-elles été sélectionnées ? « Sur des critères de qualité reconnus par des organismes indépendants, souligne Valérie Monnier. Pour les cancers et les autres maladies, nous nous référons à la Haute Autorité de santé, au ministère de la Santé, à l’Institut national du cancer et à la Société française de cardiologie. Pour la prise en charge des addictions et le maintien de l’autonomie, il n’existe pas encore de référentiels de qualité. Les structures que nous recommandons ont été recensées avec l’aide de nos partenaires, comme l’Office français de prévention du tabagisme ou la Fondation Médéric Alzheimer. L’adhérent peut parler de nos propositions avec son médecin et reste naturellement libre de ses choix. »
Aucune information n’est transmise à la mutuelle de l’adhérent. S’il souhaite rester anonyme, on peut lui envoyer des documents via une boîte postale ou une adresse électronique. Sur un poste voisin de celui d’Eléonore, un conseiller explique à son interlocuteur, qui posait une question sur les maladies cardio-vasculaires, que des rencontres santé sur ce thème sont organisées près de chez lui par la Mutualité française, un autre volet de Psm.
Un accompagnement par téléphone pour s’arrêter de fumer ou changer ses habitudes alimentaires peut aussi être proposé. L’adhérent est alors mis en relation avec le médecin de l’équipe, installé dans l’espace confidentialité du centre de contact.
Des conseils personnalisés
« Mon rôle consiste à lui poser, lors d’un entretien de vingt à trente minutes, une série de questions préétablies – sur ses antécédents, sur d’éventuels problèmes psychologiques… – afin de déterminer s’il a le profil pour entrer dans le programme, explique le Dr Dominique Merli, par ailleurs praticien hospitalier. Pour l’arrêt du tabac, il s’agit surtout d’évaluer la motivation de l’adhérent. Pour l’équilibre alimentaire, nous ne prenons pas les personnes ayant un indice de masse corporelle supérieur à 40 ou ayant de graves troubles alimentaires, comme l’anorexie ou la boulimie, car elles ont besoin d’un autre suivi médical. Nous rappelons toujours que le but du programme n’est pas de maigrir. »
L’adhérent reçoit un dossier d’inscription, qu’il renvoie signé. S’il le souhaite, on peut tenir son médecin informé de la démarche, en lui adressant régulièrement un état d’avancement du programme. L’aide à l’arrêt du tabac est assurée par un médecin tabacologue depuis son cabinet. Pour l’équilibre alimentaire, une diététicienne du centre de contact conduit neuf entretiens pendant six mois, éventuellement suivis d’une nouvelle prise en charge.
« Ce sont des conseils personnalisés qui permettent l’élaboration de menus adaptés, en fonction des habitudes alimentaires, du mode de vie, d’éventuelles allergies, etc. », précise Eléonore.
Une aide administrative
Depuis juin 2009, un programme « Maintien à domicile » des personnes en situation de perte d’autonomie est également proposé et assuré par une conseillère en économie sociale et familiale.
Laetitia est l’une d’elles. Mdph, Aah, Clic, Apa…, ces sigles n’ont aucun secret pour elle, qui connaît toutes les démarches administratives nécessaires à l’obtention d’aides et à l’ouverture de droits. C’est d’ailleurs la première raison des appels à Psm. Des entretiens téléphoniques réguliers avec la conseillère (jusqu’à neuf appels, en fonction des besoins) permettent aux appelants de s’y retrouver.
« On ne fait pas les démarches nous-mêmes, on oriente vers les organismes compétents. On ne se substitue pas à ce qui existe. Par exemple, pour l’aménagement d’une salle de bains, rendu nécessaire par l’aggravation de l’état de santé d’une personne souffrant d’une sclérose en plaques, je conseille d’aller retirer tel dossier à la Maison départementale des personnes handicapées (Mdph) », explique Laetitia.
Et parfois, elle aide à constituer les dossiers : « Je me souviens d’un adhérent qui ne comprenait pas ce que l’administration entendait par “projet de vie” et qui n’avait trouvé personne pour le lui expliquer. »
Article paru sur:
Categories: Maladie INVALIDANTE, sante Tags: communication, info, personnes handicapées, sante, situation de handicap
Cancer, des chiffres et des sites pour vous aider
Cancer
L’organisme contient environ un million de milliards de cellules qui, chacune, jouent un rôle précis. Elles s’organisent et se regroupent pour former des tissus ou des organes, et se renouvellent en permanence.
Un cancer correspond à la multiplication anarchique de cellules anormales. Elles peuvent être situées dans n’importe quel organe et échappent à tout contrôle. Elles peuvent aussi migrer dans d’autres organes pour donner naissance à des métastases. Les mécanismes en cause sont très nombreux.
Cette rubrique est réalisée en partenariat avec l’Institut National du Cancer
Prévention et dépistage
Rien qu’avec la prévention et le dépistage, on pourrait espérer réduire d’un tiers la mortalité par cancer… De très nombreux cancers peuvent notamment être évités en limitant les agressions contre notre organisme.
Celles-ci sont la conséquence de nos comportements :
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fumer
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boire à l’excès
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exposer un jeune enfant au soleil sans protection
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ne pas manger assez de fruits et légumes.
Elles résultent également de notre environnement :
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subir le tabagisme passif
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côtoyer des matières cancérigènes dans son travail
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respirer un air pollué par des agents potentiellement cancérogènes…
Ces agressions conduisent au développement de formes très graves de cancers : cancers du poumon, cancers de la bouche et du larynx, mélanomes, cancers de l’estomac et de l’appareil digestif, mésothéliomes… Elles sont à l’origine de décès prématurés par cancer, que des mesures simples et efficaces permettraient d’éviter.
Beaucoup de patients auraient pu augmenter leurs chances de guérison s’ils avaient bénéficié d’un dépistage régulier et d’un diagnostic plus précoce.
Un cancer diagnostiqué plus tôt permet en outre des traitements moins pénibles et moins invalidants.
Cependant, l’intérêt du dépistage n’est pas toujours bien compris par nos concitoyens qui se considèrent en bonne santé, ou qui n’ont pas l’habitude de rendez-vous réguliers avec un médecin. De plus, le cancer continue à faire peur :
se faire dépister, c’est déjà entrevoir l’éventualité de la maladie.
Parmi les cancers responsables de la majorité des décès, la plupart sont dépistables : le sein, le colon-rectum, le col de l’utérus, la prostate, le poumon…
En savoir plus sur…
« Qu’est-ce qu’un cancer ? », « les chiffres du cancer », les « facteurs de risques »
La rubrique » Généralités « du site de l’Institut National du cancer (INCa).
Cancers les plus fréquents
Les fiches des » Cancers par organe « :col de l’utérus , colorectal, du sein, de l’estomac, du foie, du poumon …sur le site de l’INCa.
Cancer et exposition au soleil
La rubrique » Soleil : mode d’emploi « du site de l’INCa
La brochure » Bien profiter des rayons du soleil « publiée par l’INPES
Cancer et tabagisme
Le dossier » Tabac « du site de l’INCa
Cancer et alcool
La brochure » Alcool : votre corps se souvient de tout « publiée par l’INPES
Cancer et nutrition
Le dossier » Nutrition « du site de l’INCa
Les autres facteurs de risque et thèmes de prévention
La rubrique » Prévention et risques « du site de l’INCa
Le dépistage et la détection précoce des cancers
La rubrique » Dépistage « du site de l’INCa
Les traitements des cancers
La rubrique » Traitements « du site de l’INCa
Les essais cliniques en cancérologie
La brochure éditée par l’INCa « Les essais cliniques en cancérologie : les réponses à vos questions »
Les acteurs à votre écoute
Cancer info service 0 810 810 821
L’Institut National du Cancer
Prévu par le Plan de mobilisation nationale, l’Institut National du Cancer coordonne l’ensemble des intervenants (pouvoirs publics, médecins, malades, chercheurs, soignants) de la cancérologie et porte au plan international la politique de santé en la matière. C’est une institution publique qui a pour vocation de garantir aux malades et à leurs familles l’égalité d’accès aux soins les plus innovants, dans les meilleures conditions, sur tout le territoire et d’inspirer et de mettre en œuvre une politique intégrée et ambitieuse en matière de recherche sur le cancer.
http://www.e-cancer.fr/
La Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC)
Les Centres de Lutte Contre le cancer ont créé en 1964 une structure communautaire : la F.N.C.L.C.C., association à but non lucratif. Cette Fédération patronale, médicale et scientifique a pour mission de défendre les intérêts des Centres, en particulier auprès des ministères de tutelle et de développer avec eux des projets visant à faire » exceller » la prise en charge des personnes malades (excellence managériale, excellence médicale et scientifique).
http://www.fnclcc.fr/
La Ligue Nationale contre le Cancer est une association de type Loi 1901, créée en 1918 et reconnue d’utilité publique dès 1920. Elle constitue un relais incontournable pour ceux qui luttent contre le cancer : malades, anciens malades et leurs proches, chercheurs, professionnels de santé, responsables de santé publique, bénévoles et donateurs.La Ligue lutte sur les trois fronts de la maladie : le soutien à la recherche, qui mobilise la plus grande part des ressources distribuées par la Ligue, l’information et la prévention , l’aide et l’action auprès des malades qui ont été à l’origine même de la Ligue et constituent une des priorités de son action.
L’Association pour la Recherche sur le Cancer (ARC)
Fondée en 1962 comme Association pour le Développement de la Recherche sur le Cancer à Villejuif (ADRCV), l’ARC a pris secondairement une ampleur nationale. Cette association collecte des fonds privés pour financer la recherche.
http://www.arc.asso.fr/
L’Association jeunes solidarité cancer
Créé et animé par de jeunes malades, ce forum sur internet a pour vocation de briser l’isolement des jeunes adultes, grands adolescents malades, anciens malades et proches à travers des forums de discussion, des rencontres, des collectes d’informations…
http://www.jscforum.net/
Dossier provenant du site /
La prime de Noël,aide exceptionnelle de fin d’année, pour les mères isolées aussi.
Le décret n° 2009-1550 du 14 décembre 2009 précise le régime de l’aide exceptionnelle de fin d’année (dite « prime de Noël ») versée aux bénéficiaires de certaines allocations.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, à l’issue d’une réunion avec le Premier ministre, François Fillon, le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, Xavier Darcos, et le haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, a décidé de reconduire cette année la « prime de Noël », dans des conditions tenant compte de la création du revenu de solidarité active (rSa) depuis le 1er juin dernier.
Ces dernières années, la « prime de Noël », dispositif exceptionnel faisant l’objet d’une décision annuelle, était versée aux allocataires du RMI et aux chômeurs percevant l’allocation spécifique de solidarité (ASS) ou l’allocation équivalent retraite (AER). Paradoxalement, les mères seules avec des enfants à charge vivant de l’allocation pour parent isolé (API) n’avaient jamais le droit à ce complément de revenu.
Le président de la République a décidé que, dans un contexte de crise difficile pour les personnes aux revenus les plus faibles, la prime de Noël serait versée à l’ensemble des personnes pour lesquelles le rSa s’est substitué au RMI ou à l’API, c’est-à-dire aux personnes pour lesquelles le revenu de solidarité active constitue la totalité ou l’essentiel des revenus, sans en priver les mères isolées avec enfants.
La prime de Noël sera également versée aux chômeurs en fin de droits qui perçoivent l’allocation spécifique de solidarité (ASS) ou l’allocation équivalent retraite (AER).
Dans les départements d’outre mer, la prime de Noël sera versée aux allocataires du RMI, de l’API, de l’ASS et de l’AER.
Son montant sera de 152,45 euros pour une personne seule, 228,67 euros pour un foyer de deux personnes, avec 45 euros de plus pour chaque personne supplémentaire à charge. La prime sera versée par les caisses d’allocations familiales ou les mutualités sociales agricoles courant décembre.
Bénéficiaires
L’aide exceptionnelle est attribuée aux bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), de la prime forfaitaire mentionnée à l’article L. 5425-3 du code du travail et de l’allocation équivalent retraite (AER) mentionnée au II de l’article 132 de la loi du 24 décembre 2007 et à l’article 1er du décret n° 2009-608 du 29 mai 2009, sauf lorsque cette aide leur a été versée au titre du bénéfice du revenu minimum d’insertion (RMI) ou du revenu de solidarité active (RSA) ou de l’allocation parent isolé (API).
Elle est versée aux bénéficiaires qui ont droit à une de ces allocations au titre du mois de novembre 2009 ou, à défaut, au titre du mois de décembre 2009.
Montant
- Le montant de l’aide versée aux bénéficiaires de l’ASS à taux simple, de l’AER ou de la prime forfaitaire est égal à 152,45 €.
- Le montant de l’aide versée aux bénéficiaires de l’ASS à taux majoré servie aux allocataires âgés de 55 ans ou plus justifiant de 20 années d’activité salariée, aux allocataires âgés de 57,5 ans ou plus justifiant de 10 années d’activité salariée ainsi qu’aux allocataires justifiant d’au moins 160 trimestres validés dans les régimes d’assurance vieillesse ou de périodes reconnues équivalentes est égal à 219,53 €.






