Travailleurs handicapé/stage en immersion reussi dans 18 entreprises, des associations d’insertion, des établissements publics et collectivités territoriales…
Auch. Handicap et emploi

Reconnu travailleur handicapé, cet homme envisage de devenir sellier. Dans le cadre d’un stage en immersion chez JCB Aéro, il a pu concrètement s’apercevoir qu’il a le potentiel pour exercer ce métier. Le CDD qu’il doit signer devrait constituer la première étape vers une insertion professionnelle durable. Comme ce futur sellier, dix personnes du Gers présentant un handicap à la suite d’accidents de nature diverses, sortent de trois mois « d’une action d’accompagnement » menée par l’AFPA de Tarbes avec Cap Emploi. Lui veut être sellier, son voisin plaquiste, un autre chauffeur poids lourd, elle assistante RH, sa voisine de droite secrétaire, celle de gauche attachée de com.
Dix-huit entreprises partenaires
Pas moins de 18 entreprises (parmi lesquelles JCB Aero, Dambax, Sarremejean, Denis Carrère SA…), des associations d’insertion, des établissements publics et collectivités territoriales ont accueilli ces stagiaires pendant cinq semaines. « Ainsi, non seulement ils ont découvert le métier qu’ils souhaitent exercer mais ils ont aussi mis en valeur leurs compétences tout en retrouvant confiance en eux », souligne Mustapha Belaizi, responsable formation à l’AFPA. Avec la formatrice Nathalie Milhas, il parle d’un premier bilan globalement positif « puisqu’ainsi 2 personnes ont trouvé un emploi, 6 vont intégrer une formation qualifiante et 3 se sont remobilisées pour une recherche d’emploi ». Alors que la crise, vivier à chômage massif, agit comme une double peine pour les personnes reconnues travailleurs handicapés, Cap Emploi, spécialiste de leur insertion, mène d’ordinaire un « accompagnement individualisé ». La réussite de cette opération groupée est aussi à mettre à l’actif des patrons gersois qui, malgré la conjoncture, ont accepté ces stagiaires en immersion. A noter que l’opération a été financée par l’AGEFIPH, « caisse » à laquelle versent justement les entreprises dans le cadre des pénalités qui leur sont infligées lorsqu’elles n’emploient pas suffisamment de travailleurs handicapés. Beaucoup préfèrent cette « taxe » à une démarche visant à intégrer des travailleurs présentant un handicap. Lesquels ne sont pas tous en fauteuil. C’est si vrai qu’aucun(e) des stagiaires ayant participé à ces cinq semaines d’accompagnement n’est sur chaise roulante. B.D.
Article paru sur:
http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/26/762984-Handicap-et-emploi-pour-s-eviter-la-double-peine.html
Categories: HANDICAP, droit du travail, emploi, formation Tags: emploi, formation, Handicap, insertion, personnes handicapées, travail
Theatre/Handicap/Regard:Le titre de la pièce, « Take my hand », joue sur le double sens du mot « hand » (« main » ou « handicap »).
| REGARD |
L’Hospice d’Havré accueille vendredi 28 janvier la pièce de théâtre « Take my hand », par le Maelström Théâtre. Une pièce qui évoque le handicap. Sur scène, Dominique Hache (l’Autre) et le Tourquennois Nicolas Brimeux, lui-même handicapé (NC). Rencontre avec les comédiens.
PROPOS RECUEILLIS PAR AURÉLIE CONSTANT
tourcoing@lavoxidunord.fr REPROS LA VOIX
Le titre de la pièce, « Take my hand », joue sur le double sens du mot « hand » (« main » ou « handicap »).
Pouvez-vousexpliquer ce titre ?
Nicolas Brimeux : « Take my hand, c’est une invitation : prend ma main, regarde comment la différence agit sur toi, sur nous. C’est une invitation au regard. » L’idée de la pièce : faire voir au public le monde à travers un être « différent ».
N. B. : « Le spectacle est un voyage qui part de la naissance de cet être entravé, bloqué, différent, mais ça va plus loin que ça. On le suit, on le voit naître, grandir, maturer, s’affranchir de ce qui le bloque et, à la fin, jaillir, s’exprimer devant l’autre, les autres, le regard, ce que la société fait du handicap. Le personnage de l’Autre met en spectacle ce regard-là. Il emprisonne NC dans un regard cliché, un carcan. » Un spectateur interrogé après la première représentation, à Lille, dit de la pièce qu’elle est « crue ».
N. B. : « C’est dur pour nous de le dire vu qu’on est dedans. Mais ça ne laisse pas indifférent, ça dévoile un certain nombre de vérités.
Ca peut perturber, questionner. La vérité peut être violente. Si crue, c’est vraie, alors, oui, elle est crue ! » Nicolas, vous nous demandez de « chasser la pitié », vous dites que vous en avez « marre des précautions et de la tendresse ».
N. B. : « Oui, j’ai juste besoin qu’on me parle, simplement. pas seulement moi, mais tous ceux qui sont porteurs d’une différence, quelle qu’elle soit. Je ne veux pas qu’on me prenne en pitié. La pitié peut être dangereuse, comme le dit la pièce de Zweig. Je préfère la compassion : c’est tourné vers l’autre. La pitié, c’est se donner bonne conscience. » Vous admettez une différence entre vous et l’autre. Une différence que vous assimilez à un trésor et à une source d’espérance.
N. B. : « C’est évident qu’il y a une différence. Physiquement, il y a des choses que je ne peux pas faire, mais je ne suis pas bloqué là-dedans, je ne m’enferme pas là-dedans. La différence, je ne peux pas la nier, mais elle est riche. » Dominique Hache : « C’est fabuleux d’avoir cette richesse-là, ça ouvre les yeux, ça ouvre des portes. Et tout ce qui est nouveau vous fait espérer en autre chose. » Avec « Take my hand », c’est un message universel de tolérance que vous souhaitez faire passer.
N. B. « Oui, on parle de handicap, mais c’est forcément extrapolé. » •
Article paru sur:![]()
Categories: HANDICAP, PASSION, accessibilite, temoignages, theatre Tags: association, handi, Handicap, insertion, personnes handicapées, regard, respect, theatre
Autisme/ RTL Radio Papotin, une fenêtre sur le monde des autistes,animé par des journalistes atypiques

« Roselyne, pourquoi vous ne mettez pas des bijoux aux doigts, pourquoi ? »; « Ségolène, tu crains les chatouilles ? » Comme dix autres personnalités, Roselyne Bachelot et Ségolène Royal ont été interviewées pour l’opération exceptionnelle « RTL Radio Papotin. Une fenêtre sur le monde des autistes ». Les entretiens, diffusés aujourd’hui ont été réalisés par des « journalistes atypiques », comme les appelle Driss El Kesri, éducateur et rédacteur en chef du Papotin, journal papier né à l’hôpital de jour d’Antony, il y a vingt ans.
Atypiques, car atteints d’autisme. « C’est une démarche citoyenne plus que thérapeutique, estime Gilles Roland-Manuel, pédopsychiatre et médecin directeur de l’hôpital d’Antony. Si on fonctionnait sur le modèle de l’art-thérapie, on reprendrait, après l’avoir créé, le contenu du journal pour travailler dessus. Toutefois, cela peut produire des effets thérapeutiques foudroyants : ces jeunes atteints de troubles majeurs livrent leur parole par un biais essentiel de communication qu’est la presse. »
Une démarche menée dans d’autres pays. Le journaliste Marc Fernandez a ainsi réalisé des reportages à Buenos Aires, dans les « studios » d’un hôpital psychiatrique, où les « colifatos », les « fous », enregistrent une émission : « La Colifata ». « Elle est très écoutée souligne Fernandez, cela fait du bien aux malades, à leurs familles, aux auditeurs. Comme une médiathérapie. » Dans le cadre de RTL, « certains interviewés étaient décontenancés, d’autres morts de rire… Au-delà de la spontanéité des questions, ces jeunes ont des causes à défendre, comme la demande de logements adaptés », détaille la journaliste de RTL Anne-Claire Danel. Alors, si comme le souligne El Kesri « le journalisme n’a jamais guéri personne, « le Papotin » peut, en montrant les choses, faire changer de regard sur cette souffrance terrifiante ». W
http://www.20minutes.fr/article/375358/Media-therapie-mediatique-sur-les-ondes.php
Categories: HANDICAP, accessibilite, autisme Tags: autisme, insertion, journaliste, media, rencontre





