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Des chercheurs américains ont découvert deux gènes impliqués dans la restauration du système nerveux central de souris atteintes de sclérose en plaque. Cette découverte offre un nouvel espoir pour mettre au point des thérapies plus efficaces et prédire la façon dont les patients répondront à cette maladie auto-immune dégénérative.
L’équipe d’Allan Bieber, spécialiste des neurosciences à la clinique Mayo dans le Minnesota,  a étudié des souris atteintes d’une forme chronique de maladie évolutive assimilée à la sclérose en plaque et a cartographié les gènes de celles qui ont spontanément réparé les dommages causés par la maladie. Les chercheurs ont découvert deux facteurs génétiques déterminants dans cette évolution positive

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Decouverte-de-deux-genes-qui-aident-a-combattre-la-sclerose-en-plaque-_-1066039_actu.Htm

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Handicap. Combien de temps pourrais-je encore tenir ?

Par Véronique Pozza, de Ni pauvre ni soumis 85 (*).

Un an après la manifestation nationale des personnes handicapé(e)s, que sont devenues les promesses élyséennes ?

Je vis en France, pas dans un pays sous-développé, je peux à peine acheter de quoi manger ! J’ai travaillé vingt-cinq ans, élevé quatre enfants. Un matin la vie m’a réservé une bien mauvaise surprise : atteinte d’une maladie invalidante, de salariée je devenais titulaire d’une pension d’invalidité. L’acceptation de la maladie, le deuil de mes projets de vie c’était déjà difficile mais qu’elle ne fut pas ma surprise de constater que je n’avais plus aucun droit si ce n’est celui de toucher une pension ridicule de 650 euros. Je suis venue grossir le rang des dizaines de milliers de personnes handicapées ou atteintes de maladie invalidante. Des associations se battent, mobilisent et interpellent les politiques sur la situation de ces personnes. Nous sommes condamnées à vivre toute notre vie sous le seuil de pauvreté (817 euros en 2009). La loi du 11 février 2005, en dépit des mobilisations, n’a pas apporté de réponse à cette question des ressources. Un mouvement regroupant près d’une centaine d’associations s’est créé fin 2007 : Ni pauvre ni soumis. J’ai rejoint ce mouvement. Le 29 mars 2008, une manifestation réunit 35 000 personnes qui marchent vers l’Élysée, avec pour revendications principales un revenu de remplacement égal au SMIC, pour toutes les personnes incapables de travailler en raison de leur handicap ou de leur maladie invalidante, quel que soit leur âge, et permettre un cumul de ce – revenu de remplacement avec un revenu professionnel, selon le principe du RSA.

Un an après rien n’a changé. Qui se soucie de nous ? Au sein d’une société qui prône les valeurs du travail et du mérite, les personnes en situation de handicap ou de maladie invalidante, les victimes du travail, quel que soit leur âge, se trouvent marginalisées, malgré leur volonté de privilégier le travail plutôt que l’assistance à chaque fois que cela est possible.

Nous cumulons « situation de handicap ou de maladie » et « précarité », ce qui compromet notre citoyenneté si nous ne bénéficions pas d’un revenu de remplacement. L’augmentation constante des prix des produits de première nécessité, des dépenses de santé (participation forfaitaire, les franchises médicales) ramènent mon pouvoir d’achat à zéro. La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement les personnes les plus précaires, alors qu’elles ne sont en rien responsables, elles en sont les premières victimes.

J’en ai assez de cette situation inacceptable ! Je n’ai pas choisi d’être handicapée, d’être malade, je le subis. Cela peut arriver à chacun d’entre vous, un banal accident de voiture, un virus que vous aurez croisé, personne n’est à l’abri.

J’en ai assez de ces responsables politiques qui ne nous voient pas, ne nous entendent pas, ne nous comprennent pas !

Soutenir Ni pauvre ni soumis, c’est faire en sorte que les valeurs de solidarité, de participation, de non-discrimination, de respect et de dignité cessent d’être des mots dans le discours de nos politiques. Le handicap, la maladie invalidante, la précarité ne sont pas une cause politique, ne portent qu’une bannière, celle des valeurs républicaines égalitaires, du droit à la citoyenneté pour tous.

Le 23 mars 2007, Nicolas Sarkozy déclarait : « Les personnes handicapées doivent pouvoir vivre décemment, ce qui est actuellement impossible avec une allocation adulte handicapé (AAH) de 621 euros. Il n’est pas acceptable que le montant de l’AAH n’atteigne même pas le seuil de pauvreté de 788 euros. Plus de 700 000 personnes sont concernées. Afin de remédier à cette situation, je propose de revaloriser l’AAH de 25 %. » Que des promesses et seulement pour l’AAH, rien n’est prévu pour les pensions d’invalidité, les pensions vieillesse ! Contrairement à l’annonce du gouvernement il n’y a pas eu 5 % en 2008 de l’AAH, mais seulement de 2,4 %. Rien début 2009. Le président et le gouvernement ne nous ont jamais apporté de réponses, pire cette question ne semble pas être une priorité ! Les mesures annoncées par le président ne nous concernent pas. Notre situation n’est même pas abordée. Le budget de l’Élysée explose, le mien et celui de mes semblables se réduisent à une peau de chagrin.

Alors M. Sarkozy pourquoi tant d’indifférence ? Pourquoi monsieur le président êtes-vous si indifférent au sort des personnes handicapées et/ou atteintes de maladies invalidantes ? Vous souhaitez nous éliminer ? Continuez comme cela, vous êtes sur la bonne voie. Un projet de société qui ne permet pas à chacun de pouvoir formuler et mettre en oeuvre ses projets n’est que le projet d’une société, dont à l’évidence de nombreuses personnes en situation de handicap ou atteintes d’une maladie invalidante sont exclues.

(*) Collectif d’une centaine d’associations de personnes handicapées et de personne touchées par des maladies invalidantes.

Source

+d’infos

Les 40 organisations de NPNS44 appelle à manifester et à participer à une action forte « La solidarité a aussi un visage le samedi 21 mars à 14h00 devant la Préfecture de Loire-Atlantique, quai Ceineray à Nantes. (action prévue jusqu’à 18h).

Parcours de la _manifestation_: Préfecture- rue de strasbourg – Cours d’Estiennes d’orves – rond point du CHU, cours Olivier de Clisson – Cours des 50 otages

Rassemblement et sit-in sur le Cours des 50 otages (entre la rue de la Marne et la rue d’Orléans): Un mur de visages représentant la France solidaire sera installé, actions coup de poings, interventions des représentants associatifs et témoiganges, et appel à tous les citoyens au coeur de la cité nantaise

Cars et transports mis à disposition de St Nazaire, Savenay, Donges- les Six-croix, Savenay, Pontchâteau, Chateaubriant, Nozay, Blain, Ancenis, St Philbert de Grandlieu, etc (voir les points de rendez-vous ci-dessous) Covoiturage, appelez-nous, les difficultés de transport ne doivent pas être un obstacle à la participation.

St Nazaire : rdv à 12h00 bd de la légion d’honneur (en face base sous marine et office de tourisme) Donges – Les Six croix : rdv à 12h30 au parking des six croix Savenay : rdv à 12h45, La Sablière (parking du Champion) Pontchâteau : rdv à 12h45, rue M. Sambron (parking salle de la boule d’or)

Contact: Coordination du mouvement Ni pauvre ni soumis 44: 06 87 69 30 45 / nipauvrenisoumis44@free.fr

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patrick Hanquet
Patrick Hanquet devant les plans du nouveau site.
Dans quelques mois, un Centre d’aide par le travail (CAT) pour personnes handicapées mentales va ouvrir ses portes sur l’ancienne friche d’Intermarché. Situé sur la commune de Fontaine-les-Vervins, cet établissement moderne accueillera une soixantaine de travailleurs. Le permis de construire est déposé et les marchés d’entreprises vont être lancés en octobre. L’ouverture est prévue pour la fin de l’année.

Alors que l’intégration des personnes handicapées physiques dans les entreprises fait l’objet d’une mobilisation nationale, le handicap mental rencontre certains problèmes. Des difficultés qui doivent être compensées par un accompagnement humain permanent adapté à l’état de chaque personne.
Depuis des années, de nombreux établissements médico-sociaux mènent de véritables combats afin que toutes ces personnes trouvent dans leurs activités professionnelles un peu de dignité. Le milieu du travail protégé regroupe 105 000 travailleurs handicapés, dont 16 000 se retrouvent en ateliers et 89 000 en CAT. En pays de Thiérache, ils ne sont pas oubliés, preuve est faite avec l’ouverture dans quelques mois de ce nouveau centre d’aide par le travail.

Un site homogène

Selon Patrick Hanquet, directeur de l’EPARS, « la friche d’Intermarché est pour nous très intéressante. Sa superficie de 1 900 m2 va permettre un ensemble homogène. Nous gardons l’ossature et la toiture de l’ancien magasin qui sont en très bon état. Le coût des travaux s’élève à 1 680 000 euros. Le terrain à 300 000 euros. Nous n’avons pas de subventions, seulement des voies d’emprunt. »
Pour M. Hanquet, qui est en fin de parcours professionnel et qui a mis toute sa vie au service des autres, cette aventure humaine est une belle réussite.
« Nous avons d’ailleurs un autre projet à Fère-en-Tardenois. Un établissement de 60 lits avec des places pour des patients atteints de maladies rares, mais également la mise en place d’accueils temporaires et d’urgence, indispensables pour les familles qui ont besoin de souffler un peu. »
Sur l’ancienne friche d’Intermarché, le nouvel établissement aura fière allure avec sa façade paysagère. Les sept ateliers prévus vont permettre à plusieurs équipes de travailler dans le conditionnement, les espaces verts, la réfection de tout type de sièges, des travaux de menuiserie et de sous-traitance.
Une salle et des espaces de détente, une caféteria ainsi qu’un magasin de vente permettront aux employés d’être plongés dans la vraie vie.
En plus des salles de soins, les professionnels auront à leur disposition des bureaux, salles de réunions et cabinets médicaux.

Plusieurs structures

C.A.T.

En Thiérache, L’EPARS (Etablissement public autonome de réinsertion par le médico-social) forme un ensemble institutionnel implanté géographiquement sur plusieurs lieux. Les structures de Liesse, Nampcelles et Sissonne couvrent un large éventail d’inadaptions infanto-juvéniles.
A 10 km de Vervins, Nampcelles gère un IME pouvant accueillir 41 jeunes en semi-internat, plus un établissement d’aide par le travail avec 53 places. Les ateliers ont pour but principal la production florale, l’entretien des espaces verts et la sous-traitance.
« A Nampcelles, les bâtiments sont tellement vétustes que nous allons devoir les quitter à la fin de l’année. Les adultes se retrouveront à Fontaine-les-Vervins. Ce n’est un secret pour personne, la municipalité est au courant », précise Patrick Hanquet.
Sur la commune de Sissonne, l’Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique « La Garenne » héberge en internat de semaine des enfants et adolescents des deux sexes, de 6 à 18 ans, présentant des troubles du caractère et du comportement.
A quelques kilomètres de Laon, plusieurs établissements IME accueillent des individus présentant des déficits intellectuels lègers, moyens et profonds, des trisomies, des maladies orphelines à l’exclusion d’enfants autistes, des situations de psychiatrie lourde, des troubles du comportement, de la conduite et de la délinquance avérée.

Du personnel sérieux et attentif

Le foyer d’accueil de Vervins médicalisé propose quarante places en hébergement complet et quatre places d’accueil de jour pour des adultes polyhandicapés. Patrick Hanquet, le directeur de l’EPARS, ajoute que « travailler aux côtés de personnes handicapées, c’est retrouver le goût de l’essentiel. Ce sont toutes des personnes sérieuses, appliquées dans leur travail et qui ont les yeux ouverts sur le monde de la simplicité. Un mot que beaucoup d’entre nous a perdu. »
Un centre d’aide par le travail est une passionnante illustration du souci de protéger les adultes handicapés tout en ne les coupant pas du reste du monde, de trouver le juste équilibre entre le respect des difficultés qu’induit le handicap et la préservation d’une place d’être humain et de citoyen à part entière.

QUI PEUT TRAVAILLER
Il est nécessaire d’être travailleur handicapé reconnu et orienté par la COTOREP. Être âgé d’au moins 20 ans, d’avoir une capacité de travail supérieure à 5 % et inférieure à 35 % de la capacité normale de travail, ou présenter des difficultés d’adaptation en milieu ordinaire de travail ou en atelier protégé requérant des soutiens médico-sociaux ou psychologiques, d’effectuer une période d’essai de 6 mois renouvelable une fois. Les centres d’aides par le travail sont des établissements ne relevant pas du code du travail, mais du code de la famille et de l’aide sociale : leur création est soumise à l’agrément de la commission régionale des institutions médicales et médico-sociales. Ils sont sous la tutelle de la DDASS qui contrôle leur gestion financière, administrative et médico-sociale.

HISTORIQUE
L’institut médico-pédagogique a été créé en avril 1959 sur les lieux de l’ancien préventorium départemental à l’initiative du conseil général de l’Aisne.
En 1961, l’IMP se dotait d’une section de préapprentissage garçons avec l’acquisition de l’ancien aérium de Sissonne, rebaptisé institut médico-pédagogique « La Garenne ».
L’année 1968 aura été marquée par l’ouverture du CAT de Liesse.
En 1973, l’institut médico-éducatif de Liesse prenait la gestion du centre polyvalent l’Envolée, situé à Nampcelles-la-Cour.
En 1975, l’établissement s’agrandissait avec la création d’un foyer féminin pour accueillir une douzaine de femmes travaillant en CAT qui n’avaient pas de perspective d’autonomisation.
En 1984, constatant le vieillissement de la population accueillie à l’IME de Nampcelles-la-Cour, une section d’adultes était ouverte sous la forme juridique d’un CAT.
En août 2000, le foyer d’accueil médicalisé de Vervins intégrait le dispositif institutionnel.

Auteur : Monik BOURLARD
Article paru le : 3 février 2009 source

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* laisser à l'époux survivant les moyens de vivre comme avant, malgré cette charge et les besoins qu'elle impose ;
* donner à cet enfant différent, comment prévoir sa part légale dans l'héritage, sans léser la fratrie, ou/et sans voir disparaître le fruit des économies des parents par les récupérations de l'Aide Sociale ; et à l'inverse connaître ce qui existe, pour le retour ;
* et quand penser aux protections légales que sont tutelle, curatelle ou autres mesures.
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