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A la faveur d’une conférence de presse, l’Association malienne des juristes handicapés a proposé un projet de loi relatif aux droits des personnes handicapées. C’était à la Maison de la presse le jeudi dernier.
« La loi est signée et ratifiée, mais son application demeure un problème » fustigent les conférenciers, à savoir : Moctar Ba, président de la Fédération malienne des personnes handicapées, Bahiny Traoré, président de l’Association malienne des juristes handicapés et le doyen Ismaël Konaté etc.
Selon le document soumis à la presse » Proposition de cadre juridique de promotion des personnes handicapées « le processus d’élaboration d’une loi en faveur des personnes handicapées remonte à 1981, lorsqu’en célébrant la Journée internationale des personnes handicapées, le Comité international avait recommandé l’élaboration par chaque Etat membre d’une politique assortie d’une législation.
Depuis lors, les efforts consentis par l’Etat et la société civile dans le cadre de ce programme ont contribué à améliorer davantage la situation des personnes handicapées au Mali. Du moins en théorie car des difficultés demeurent et annihilent sur le terrain les efforts des différents acteurs, empêchant les personnes handicapées de faire face aux mêmes obligations que leurs concitoyens. Ce qui fait dire à Moctar Bah que la volonté politique ne manque pas mais que c’est la mise en œuvre qui demeure être un problème.
Un handicapé ?
Le président de cette association, Bahini Traoré, définit la personne handicapée comme une personne humaine qui présente une ou des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables dont l’interaction avec diverses barrières peut faire obstacle à sa pleine et effective participation à la vie en société sur la base de l’égalité avec les autres.
Prenant la parole, le doyen Ismaël Konaté, ancien président de la Fédération malienne des personnes handicapées (FEMAPH) renvoie la responsabilité aux grands commis de l’Etat pour la non application des lois. La preuve, dit -t-il, Amadou Toumani Touré s’est étonné du retard de la mise en œuvre de cette loi lors d’une cérémonie. Donc, le blocage du dossier n’est pas au niveau du président de la République mais bien des grands commis de l’Etat .
Le représentant du ministère du Développement social et des personnes âgées a rappelé les efforts de l’Etat pour le droit et protection sociale des handicapées. Il s’agit, entre autres, de leur accès à la fonction publique à titre exceptionnel. « La preuve, 241 personnes ont bénéficié de la fonction publique de 1999 à 2001″ argue t-il. » Puis, elles ont bénéficié des stages de qualification de l’APEJ, et aussi des logements sociaux « . Proposée par les personnes handicapées, ce texte a pour objet de promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits humains et de toutes les libertés fondamentales. Il s’agit aussi de prendre en compte la protection et la promotion des droits humains des personnes dans toutes les politiques et dans tous les programmes. Il s’agit aussi de favoriser l’intégration sociale et l’accès à la justice, aux sports et aux loisirs des personnes handicapées. Sans oublier une perception positive des personnes handicapées et une conscience sociale à leur égard.
Modibo Fofana |
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Deja en 2008 rappel:
L’Association Malienne des Juristes Handicapés monte au créneau
La protection des droits des personnes handicapée:

C’est fort de ce constat que les personnes handicapées, à travers leur cheval de bataille qu’est l’association des juristes handicapés, a organisé un panel dont le thème était : « l’adoption et la mise en œuvre de la loi de protection des personnes handicapées, impacts et perspectives. » Ce panel s’est tenu le jeudi 11 septembre 2008 dans la salle de réunion de la maison de la solidarité.
Cette loi dont il est question a été élaborée par une équipe d’éminents juristes handicapés et non handicapés et soumis à l’adoption des autorités nationales depuis 2000.
Selon une étude réalisée par la Banque Mondiale, les personnes handicapées constituent environ 20% de la population mondiale et toujours selon cette même étude, plus des deux tiers de ces personnes vivent dans les pays en voies de développement dont notre pays. Toute chose qui témoigne de l’importance du nombre des personnes handicapées au Mali même si aucune enquête nationale ne fait pas cas du nombre de ces personnes.
Mais selon le président de l’AMJH, M. Moussa Kono Lelenta, l’importance du nombre des personnes handicapées n’est pas reconnue par les autorités nationales même si celles-ci ont signé et ratifié la convention internationale sur la protection des droits des personnes handicapées. Pour M. Lelenta, le plus décevant tout cela est la non adoption de la loi de protection des personnes handicapées, car le code de protection sociale relatifs aux personnes handicapées a besoin d’être remplacée par une loi qui prendrait en compte les nouvelles réalités dégagées par les différentes mutations de la vie socio économique.
A l’opposé du président de l’AMJH, la représentante du ministre de la justice garde des Sceaux, Mme Keita, dira que les motifs du renvoi du projet de loi sont multiples contrairement à l’avis de certains. D’abord, dira Mme Keita, l’application de cette loi engendre une charge énorme pour le budget national. Le second motif est le manque de précision de certaines dispositions du projet de loi. Mais la raison principale de ce renvoi est le problème de l’harmonisation qui s’impose. En sachant les motifs de renvoi, Mme. Keita pense que le document peut être perfectionné afin de remplir les conditions requises pour un projet de loi.
Elle a aussi exhorté les acteurs de l’AMJH et ceux d’autres regroupements militant pour la cause des droits des personnes handicapées à mieux armer leurs arguments pour contraindre les autorités à adopter ledit projet.
Au cours de cette session, les participants ont analysé les forces et les défaillances de ce projet de loi et celles de la convention internationale avant de faires des critiques et des suggestions tendant à assainir le document, toujours dans la perspective de convaincre les plus hautes autorités.
Cette rencontre a enregistré la présence de la présidente de l’Union des Femmes Handicapées, du représentant de handicape international, du Directeur Exécutif de la Fédération Malienne des Personnes Handicapées et beaucoup d’autres personnalités non moins importantes.
source: http://www.rsbiko.com/L-Association-Malienne-des,2990.html
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Le premier congrès de neurosciences qui se tient depuis dimanche au Centre international des conférences fait de Bamako la capitale mondiale de cette discipline car de grandes sommités du domaine ont répondu présent au rendez-vous.
La cérémonie d’ouverture, présidée par le Premier ministre Modibo Sidibé, s’est déroulée en présence des ministres de la Santé, Oumar Ibrahima Touré, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde ainsi que les autres membres du gouvernement. On notait également la présence des professeurs Moussa Traoré, le président du comité d’organisation, Kodjo Eric Grunitzki, le président du comité scientifique, Guy Rouleau, le président du congrès, des autorités du District, des représentants des Institutions de la République et d’organisations de coopération bilatérale et multilatérale et de nombreux scientifiques du continent et du monde.
Les assises des neurosciences sur le thème « Unissons nos forces pour réduire le handicap mental et physique », offrent une opportunité de partages de données sur les dernières évolutions des disciplines médicales rattachées aux neurosciences comme la neurologie, la neurochirurgie, la neuroradiologie, la neurophsysiologie et la neuroanatomie.
Au cours de ces assises, les scientifiques de haut vol partageront leurs expériences et savoir-faire avec la jeune garde de médecins maliens et africains. Les différents aspects liés à des disciplines médicales ou biologiques en charge des aspects normaux et pathologiques des neurones et du système nerveux, seront développés par de grands spécialistes.
Les neurosciences évoluent constamment. Cet état de fait requiert une perpétuelle et utile mise à niveau pour les praticiens. Les rencontres scientifiques constituent une opportunité de renforcement des connaissances pour une prise en charge adéquate des pathologies.
Le Pr Moussa Traoré a confirmé que ce congrès représente pour les praticiens, une opportunité d’approfondir, de consolider leurs connaissances dans un secteur aussi évolutif que les neurosciences. Le Pr Kodjo Eric Grunitzki a rappelé que la santé mentale constitue un concept multi dimensionnel qui associe, culture, ethnie, langue, histoire, religions, croyances et santé. Dans nos pays, en Afrique et dans beaucoup de régions du monde, la maladie est encore perçue comme résultant d’une origine surnaturelle ou magico-religieuse, a relevé le président du comité scientifique.
Le congrès se déclinera en conférences, sessions plénières et sessions parallèles sur l’évolution des neurosciences. Bamako doit permettre de faciliter la collaboration sur la recherche neurologique entre spécialistes de pays francophones et aussi jeter les bases d’un partenariat pour une meilleure prise en charge des pathologies neurologiques dans ces pays.
Le président du congrès qui a créé le centre d’excellence neuronique de l’université de Montréal a souligné combien les maladies du cerveau étaient un lourd fardeau à porter par la société et les individus et engendraient des coûts directs, indirects et humains extrêmement élevés pour les patients, leur famille et les gouvernements. Cependant des progrès remarquables ont été faits au cours des dernières décennies dans le développement et l’application de technologies dans l’étude des maladies du cerveau.
Le Premier ministre a noté que sans vouloir se focaliser dans une opposition entre médecine traditionnelle et médecine moderne dans le traitement des maladies du cerveau, il apparaît clairement que ce dont il est question ici, c’est de consolider la collaboration qui s’offre entre spécialistes du Nord et du Sud pour la recherche neurologique. Modibo Sidibé a préconisé de dégager des opportunités de coopération dans la perspective de disposer de ressources humaines et d’infrastructures permettant de réduire progressivement les écarts entre pays pauvres et riches.
Rappelons que les organisateurs du congrès ont décoré le ministre de la Santé, Oumar Ibrahima Touré, et son homologue de l’Artisanat et du Tourisme, N’diaye Ba, respectivement du Lion d’or et du Chevalier d’argent de neurosciences. Les deux personnalités ont été récompensées pour leur participation à la réussite de la rencontre de Bamako.
B. DOUMBIA
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