-
18
nov
Le premier congrès de neurosciences qui se tient depuis dimanche au Centre international des conférences fait de Bamako la capitale mondiale de cette discipline car de grandes sommités du domaine ont répondu présent au rendez-vous.
La cérémonie d’ouverture, présidée par le Premier ministre Modibo Sidibé, s’est déroulée en présence des ministres de la Santé, Oumar Ibrahima Touré, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde ainsi que les autres membres du gouvernement. On notait également la présence des professeurs Moussa Traoré, le président du comité d’organisation, Kodjo Eric Grunitzki, le président du comité scientifique, Guy Rouleau, le président du congrès, des autorités du District, des représentants des Institutions de la République et d’organisations de coopération bilatérale et multilatérale et de nombreux scientifiques du continent et du monde.
Les assises des neurosciences sur le thème « Unissons nos forces pour réduire le handicap mental et physique », offrent une opportunité de partages de données sur les dernières évolutions des disciplines médicales rattachées aux neurosciences comme la neurologie, la neurochirurgie, la neuroradiologie, la neurophsysiologie et la neuroanatomie.
Au cours de ces assises, les scientifiques de haut vol partageront leurs expériences et savoir-faire avec la jeune garde de médecins maliens et africains. Les différents aspects liés à des disciplines médicales ou biologiques en charge des aspects normaux et pathologiques des neurones et du système nerveux, seront développés par de grands spécialistes.
Les neurosciences évoluent constamment. Cet état de fait requiert une perpétuelle et utile mise à niveau pour les praticiens. Les rencontres scientifiques constituent une opportunité de renforcement des connaissances pour une prise en charge adéquate des pathologies.
Le Pr Moussa Traoré a confirmé que ce congrès représente pour les praticiens, une opportunité d’approfondir, de consolider leurs connaissances dans un secteur aussi évolutif que les neurosciences. Le Pr Kodjo Eric Grunitzki a rappelé que la santé mentale constitue un concept multi dimensionnel qui associe, culture, ethnie, langue, histoire, religions, croyances et santé. Dans nos pays, en Afrique et dans beaucoup de régions du monde, la maladie est encore perçue comme résultant d’une origine surnaturelle ou magico-religieuse, a relevé le président du comité scientifique.
Le congrès se déclinera en conférences, sessions plénières et sessions parallèles sur l’évolution des neurosciences. Bamako doit permettre de faciliter la collaboration sur la recherche neurologique entre spécialistes de pays francophones et aussi jeter les bases d’un partenariat pour une meilleure prise en charge des pathologies neurologiques dans ces pays.
Le président du congrès qui a créé le centre d’excellence neuronique de l’université de Montréal a souligné combien les maladies du cerveau étaient un lourd fardeau à porter par la société et les individus et engendraient des coûts directs, indirects et humains extrêmement élevés pour les patients, leur famille et les gouvernements. Cependant des progrès remarquables ont été faits au cours des dernières décennies dans le développement et l’application de technologies dans l’étude des maladies du cerveau.
Le Premier ministre a noté que sans vouloir se focaliser dans une opposition entre médecine traditionnelle et médecine moderne dans le traitement des maladies du cerveau, il apparaît clairement que ce dont il est question ici, c’est de consolider la collaboration qui s’offre entre spécialistes du Nord et du Sud pour la recherche neurologique. Modibo Sidibé a préconisé de dégager des opportunités de coopération dans la perspective de disposer de ressources humaines et d’infrastructures permettant de réduire progressivement les écarts entre pays pauvres et riches.
Rappelons que les organisateurs du congrès ont décoré le ministre de la Santé, Oumar Ibrahima Touré, et son homologue de l’Artisanat et du Tourisme, N’diaye Ba, respectivement du Lion d’or et du Chevalier d’argent de neurosciences. Les deux personnalités ont été récompensées pour leur participation à la réussite de la rencontre de Bamako.
B. DOUMBIA
one

