Lancement d’une plateforme participative innovante sur la défense des droits.
Jean-Paul Delevoye, Médiateur de la République invite la presse à venir tester en avant première LeMediateurEtVous.fr, espace inédit de débats, de questions et de propositions sur les droits des citoyens le mardi 9 février 2010.
A mi chemin entre un forum et un réseau social, LeMediateurEtVous.fr rassemble de façon inédite internautes et experts autour de la défense des droits.
Trois communautés seront en interaction sur cette plateforme :
- Les internautes-citoyens, tout le monde pouvant s’inscrire ou y participer
- Des experts de haut niveau (juristes, présidents d’association de consommateurs, personnalités reconnues dans la défense des droits de l’homme), sélectionnés par le Médiateur de la République, quii s’exprimeront sur la plateforme pour répondre ou réagir aux interventions des internautes-citoyens
- Le Médiateur de la République, qui interviendra régulièrement sur la plateforme, dans les débats importants ou pour reprendre des propositions.
Véritable espace de travail collaboratif, cette plateforme favorise l’initiative citoyenne en promouvant un « comité de réflexion et d’idées » composé de citoyens et d’experts qui alimenteront les propositions de réforme, que le Médiateur de la République portera devant le décideur politique.

Informations pratiques
Petit Déjeuner Presse
Le mardi 9 février 2010 de 08h30à 10h00
7, rue Saint Florentin
75008 Paris
Merci de confirmer votre présence avant le 8 Février 2010
Christine TENDEL
Conseiller presse et communication
Tel : 01 55 35 22 40 / 06 74 22 75 62
christine.tendel@mediateur-republique.fr
Categories: News, service à la personne, social, websocial Tags: droit, regard, rencontre, respect, texte
David Max escalade une paroi, chute, et devient handicapé. 30ans aprés, il affronte la même montagne.
Il a 50 ans. Il a une élocution un peu saccadée et une main gauche qui ne lui obéit pas toujours. Ce sont les principaux signes de son handicap. Mais, à l’image d’un iceberg, le principal est invisible, comme on pourra le découvrir lundi, sur la TSR, dans le poignant documentaire qui lui est consacré. Film qui s’ouvre par le limpide: «Je m’appelle David Max, je suis à l’AI depuis l’âge de 18 ans.»
David Max nous a reçus hier, chez lui, à Martigny (VS). L’histoire qu’il raconte en souriant offre effectivement matière à film. En 1978, il escalade la voie Vaucher, aux Trappistes, près de chez lui. Une paroi de plus de 100 m. Il tombe. Une chute terrible. «D’une dizaine de mètres, puis j’ai dégringolé la montagne en rebondissant, paraît-il. Je n’en ai aucun souvenir.» Il se souvient par contre parfaitement de son réveil, trois mois plus tard. Atteint d’un grave traumatisme crânien, le jeune sportif qui se rêvait «accroché à un hélicoptère en train de sauver des gens», sort du coma paralysé de tout le côté droit. Il ne sait plus parler. Il est cloué dans son lit. «Je voulais y passer. Et je continue de penser qu’il vaudrait parfois mieux la mort qu’un acharnement médical menant à un état végétatif. Tant pis si ça fait gueuler dans les chaumières.»
Travail et volonté
Mais David est en vie. Alors, à force de travail et de volonté, il va se reconstruire. Jusqu’à l’impensable: en 2008, trente ans jour pour jour après son accident, il repart à l’assaut de la montagne qui a failli le tuer. Il parvient au sommet, où il s’écroule, de fatigue, d’émotion. Il pleure. Il rit. «On peut dire qu’il y a eu 4 h 30′ d’ascension pour y arriver. On peut dire que ça m’a pris un an de préparation, de physio, de musculation, d’entraînement. Mais ce serait faux: ça m’a pris trente ans.»
Car c’est de ce combat-là dont il s’agit. Au sortir du coma, il a fallu des semaines avant que David puisse faire trois pas. Un an avant de traverser le couloir de l’hôpital. Il a dû réapprendre à parler. Apprivoiser les tremblements. Dompter sa jambe droite ou sa hanche, côté gauche, qui le lâchent à la moindre inattention. «Si je ne pense pas tout le temps à mon handicap, je me casse la figure», résume-t-il.
Énergie folle
Aujourd’hui, si David peut à peu près tout faire, il doit penser à chaque geste avant de l’accomplir. Toute activité lui demande une énergie folle. «J’ai reskié et je peux faire une piste noire, en chasse-neige. Mais il me faut trois jours pour récupérer.» Ses journées doivent être entrecoupées de plages de repos. David Max explique son handicap sans autoapitoiement. «J’ai une épouse, un fils de 13 ans, je suis autonome, je vis, je suis bien. Et je n’ai aucun complexe avec mon handicap: j’ai des emmerdements.»
Le documentaire qui lui est consacré a déjà été diffusé dans des festivals et à Martigny. «C’est une sacrée leçon de vie», lui disent ceux qui l’ont vu. «Ça me flatte. Et m’amuse: je ne pouvais pas faire autrement qu’avancer, je n’avais pas le choix. Rester dans un fauteuil roulant n’est pas un choix.»
«Jusqu’au bout du possible», de Christian Berrut, documentaire retraçant l’exploit de David Max.
A voir lundi 18 janvier à 20 h 40 sur TSR2.
Renaud Michiels -
Le Matin.ch
http://www.lematin.ch/actu/suisse/david-max-ascension-paroi-pris-trente-ans-219502
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Autisme/ RTL Radio Papotin, une fenêtre sur le monde des autistes,animé par des journalistes atypiques

« Roselyne, pourquoi vous ne mettez pas des bijoux aux doigts, pourquoi ? »; « Ségolène, tu crains les chatouilles ? » Comme dix autres personnalités, Roselyne Bachelot et Ségolène Royal ont été interviewées pour l’opération exceptionnelle « RTL Radio Papotin. Une fenêtre sur le monde des autistes ». Les entretiens, diffusés aujourd’hui ont été réalisés par des « journalistes atypiques », comme les appelle Driss El Kesri, éducateur et rédacteur en chef du Papotin, journal papier né à l’hôpital de jour d’Antony, il y a vingt ans.
Atypiques, car atteints d’autisme. « C’est une démarche citoyenne plus que thérapeutique, estime Gilles Roland-Manuel, pédopsychiatre et médecin directeur de l’hôpital d’Antony. Si on fonctionnait sur le modèle de l’art-thérapie, on reprendrait, après l’avoir créé, le contenu du journal pour travailler dessus. Toutefois, cela peut produire des effets thérapeutiques foudroyants : ces jeunes atteints de troubles majeurs livrent leur parole par un biais essentiel de communication qu’est la presse. »
Une démarche menée dans d’autres pays. Le journaliste Marc Fernandez a ainsi réalisé des reportages à Buenos Aires, dans les « studios » d’un hôpital psychiatrique, où les « colifatos », les « fous », enregistrent une émission : « La Colifata ». « Elle est très écoutée souligne Fernandez, cela fait du bien aux malades, à leurs familles, aux auditeurs. Comme une médiathérapie. » Dans le cadre de RTL, « certains interviewés étaient décontenancés, d’autres morts de rire… Au-delà de la spontanéité des questions, ces jeunes ont des causes à défendre, comme la demande de logements adaptés », détaille la journaliste de RTL Anne-Claire Danel. Alors, si comme le souligne El Kesri « le journalisme n’a jamais guéri personne, « le Papotin » peut, en montrant les choses, faire changer de regard sur cette souffrance terrifiante ». W
http://www.20minutes.fr/article/375358/Media-therapie-mediatique-sur-les-ondes.php
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