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juil

Grâce à cette caisse double emploi, qui permet de déplacer le respirateur et de le poser, Etienne et sa maman vont pouvoir partir en camping dans le Pays Basque au mois d’août.
L’initiative
Elle met ses mains et son imagination au service de son fils. Depuis 20 ans, Catherine Tessier est une mère qui doit inventer pour faire face aux difficultés du handicap. Son fils Etienne est atteint d’une myopathie de Duchenne, une maladie qui atrophie peu à peu les muscles. Etienne a pu marcher jusqu’à l’âge de 10 ans. Aujourd’hui, cet étudiant en histoire à Belle-Beille se déplace en permanence avec un fauteuil électrique. En plus du matériel médical, il dispose également des inventions de sa mère.
« Le matériel disponible dans le commerce est souvent très cher ou inexistant pour résoudre nos problèmes », déplore Catherine. Pour faire face à cette situation, l’association Handicap international a créé un concours qui récompense les innovations des parents pour leurs proches handicapés. Catherine est une fidèle de cette compétition intitulée « Papas bricoleurs et mamans astucieuses ». Intervenante en arts plastiques dans les écoles primaires d’Angers, elle a déjà décroché quatre récompenses depuis 2001.
Primée à quatre reprises pour ses inventions par Handicap international, Catherine Tessier essaie de se montrer créative pour améliorer le quotidien de son fils myopathe.
Un concours boîte à idées
Sa dernière trouvaille, une caisse sur-mesure pour le matériel d’assistance respiratoire d’Etienne. « Le respirateur est très lourd et il y a beaucoup de fils. Grâce à cette caisse, on peut facilement transporter le matériel. C’est très pratique quand on aime le camping ! » Le 24 juin dernier, le jury du concours a classé l’objet dans les 20 premiers, ce qui lui permet d’être référencé dans un catalogue.
Mais pour être récompensé, l’inventivité ne suffit pas. « Il ne faut pas que les objets se substituent à un traitement médical ou qu’ils présentent des risques en matière de sécurité », précise Anne Delétoille de Handicap international. La difficulté, c’est aussi de savoir faire évoluer les inventions en fonction de la maladie et de son évolution. Il a par exemple fallu rehausser les bureaux dans la chambre d’Etienne. « Je lui ai aussi fabriqué des protège roues pour éviter qu’il ne salisse toute la maison avec son fauteuil, précise Catherine. Aujourd’hui ils ne sont plus adaptés à son appareil. »
Le concours sert également de boîte à idées. « Chaque année, j’attends avec impatience de voir ce que les autres parents ont inventé. » Etienne utilise un pupitre mis au point par un « papa bricoleur ». Il s’adapte aux différents formats des livres et permet, grâce à tes tiges en fer, de lire le journal.
Malgré toutes ces inventions, le jeune homme ne profite pas toujours des derniers outils technologiques. « Ce serait super de créer des télécommandes pour tourner les pages des livres numériques », estime sa mère. Pour Etienne la seule invention qui pourrait pleinement le contenter, « ce serait de pouvoir tout contrôler par la pensée ». Catherine a encore du travail.
Source: Arnaud FROGER.
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